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#154 – Pandore : une seule règle, ne pas ouvrir la boîte

J’ai déjà eu l’occasion de déplorer le fait qu’en dehors du Big Four Koh-Lanta/Pékin Express/Fort Boyard/La carte aux trésors, les jeux d’aventure n’arrivaient que très rarement à s’installer d’une façon « durable » ; et qu’espérer ne serait-ce qu’une saison 2, c’est déjà très bien. Ainsi, très peu de jeux d’aventure hors Big Four peuvent se targuer d’avoir passé le cap de la saison 2 ; et les seuls qui me viennent à l’esprit sont Tahiti Quest (qui a eu 5 saisons à son actif) et Les Traîtres (avec là encore 5 saisons pour le moment), auquel je pourrais rajouter Loups-garous, qui n’en est certes qu’à sa saison 2 à l’heure où j’écris ces lignes, mais dont ça ne m’étonnerait clairement pas qu’il franchisse ce seuil fatidique, d’autant plus que Canal avait commandé trois saisons à l’issue de la première au vu de l’excellente réception de celle-ci par le public (qui, personnellement, m’échappe vraiment, mais bon…).
Et c’est finalement là tout le nœud du problème : la réception de la saison 1 est capitale pour la survie du programme. Si Fort Boyard a pu bénéficier d’une seconde chance après sa première saison en demi-teinte, en profitant d’une époque où c’était encore possible (et d’une deuxième saison plus convaincante), ce n’est désormais plus le cas aujourd’hui ; et les quelques jeux qui ont pu bénéficier d’une saison 2 (Boyard Land, District Z…) n’avaient généralement pas eu une réception très favorable pour leur première saison, ne suscitant pas d’attente de la part du public pour la seconde, celle-ci démarrant alors dans l’indifférence générale.

Mais bon, là, on va parler d’un jeu qui n’a presque aucune chance d’avoir une saison 2 : Pandore, diffusé sur M6 à partir du 22 décembre 2025.
Un jeu dont la spécificité est la suivante :

Pour la première fois à la télévision, un grand jeu revisite l’univers de la mythologie grecque !

Et normalement, c’est là que je devrais rectifier l’équipe communication en mode « Déjà fait avant » (j’ai pris l’habitude, en ces années 2020…) ; sauf que, pour une fois, je n’ai pas d’exemple de jeu avec un argument de vente similaire qui l’aurait précédé. À la rigueur, je pourrais vraiment chipoter en disant que Fort Boyard a déjà fait une épreuve inspirée de la mythologie grecque (nommée Sisyphe), ou que TF1 a déjà sorti un jeu nommé Crésus… mais bon, ce serait vraiment de la mauvaise foi de ma part, surtout dans le second cas (parce qu’à part le nom du jeu et sa mascotte, absolument rien ne fait référence à la mythologie grecque). Donc… ben, sur ce coup-là, je veux bien les croire. On reviendra toutefois sur la pertinence d’avoir vendu le concept essentiellement là-dessus.

Bref. Ça avait de quoi intriguer (d’autant plus qu’à force de communiquer sur la mythologie, on manquait un peu d’informations sur le concept et son exécution) ; et pour son démarrage, on sent qu’il y a eu un petit effet de curiosité : 1,8 million de téléspectateurs et 10% de PDA (ce qui n’est certes pas Byzance ; mais vu que même Pékin Express et Les Traîtres ont désormais du mal à atteindre ce genre de score depuis quelques temps, on va dire que ça restait correct…) ; et, surtout, 20% sur la cible des femmes responsables des achats de moins de 50 ans.
En revanche, les critiques ont été assez négatives ; et lors du deuxième prime, le jeu a carrément vu ses audiences fondre de moitié (et je ne parlerai même pas de la suite). À tel point que M6 a décidé de déstocker le reste du programme lors de la troisième soirée (alors que le jeu était initialement prévu pour quatre primes) ; qui, de surcroît, avait changé de case inopinément, en passant du lundi au mardi. Mais ça, ce n’était pas lié à la déprogrammation, c’était juste M6 qui l’avait prévu dès le départ, parce qu’elle estimait que programmer Cauchemar en cuisine le lundi était primordial… ouaip, changer de case n’importe comment sans raison particulière, c’est du M6 tout craché ; et que celui qui comprend la logique de cette stratégie de programmation fasse signe, qu’on lui décerne promptement l’Ordre du Mérite…

(Re-)Bref, même sans confirmation officielle de la part de M6, je pense qu’on peut considérer le programme comme mort et enterré.
Mais l’a-t-il mérité ? … oui et non. En fait, comme d’habitude, je suis peiné par le fait que la tentative d’ambition et de créativité n’ait pas été valorisée (surtout quand à côté de ça, un truc comme Qui sera le plus nul ? fait de très bonnes audiences sur TF1, alors que cet énième délire people-centré fourre-tout n’a pas dû leur coûter très cher, ni demander un brainstorming de folie pour en arriver à ce résultat… mais bon, je digresse), et qu’une partie du public ait considéré comme un défaut ce que j’ai personnellement vu comme une qualité ; mais d’un autre côté, Pandore ayant foiré assez lamentablement dès son premier épisode un aspect auquel le public accorde de l’importance à juste titre, je ne peux pas en vouloir à ceux qui n’ont pas voulu se le farcir (même si, personnellement, il ne m’a curieusement pas dérangé outre-mesure).
(Re-re-)Bref, voyons ce qu’il y avait à garder et à retravailler dans ce format ; même s’il n’a presque aucune chance d’être revisité pour une saison 2 à ce stade…

Le lore

On l’a dit en introduction : Pandore est un jeu basé sur la mythologie grecque. Bon, mais concrètement, ça veut dire quoi ?
Eh bien… surtout que le jeu multiplie les références à cet univers, et base également une partie de son esthétique dessus. Et… mouais, j’avoue que j’ai été un peu déçu par cet aspect-là.
Alors, je tiens quand même à préciser que c’est une intention qui reste louable ; et que son exécution reste loin d’être ratée, loin s’en faut. Mais c’est surtout que, d’une part, c’était quelque chose que j’attendais un peu au tournant, vu la communication qui a été essentiellement tournée là-dessus ; et que, d’autre part, les jeux d’aventure qui cherchaient à proposer quelque chose d’autant tourné vers leur ambiance, voire leur lore, étaient devenus très rares depuis les années 90.

En effet, les années 90 étaient un peu un modèle du genre ; notamment grâce à la société de production de Jacques Antoine (avant qu’elle ne prenne le nom de Adventure Line Productions qu’on lui connaît aujourd’hui).
Et effectivement, les jeux d’aventure de cette période aimaient beaucoup proposer leur propre ambiance, voire même leur propre lore et leur propre narration. À commencer par Fort Boyard, bien sûr ; mais aussi La piste de Xapatan, Le trésor de Pago Pago, Les forges du désert, The Crystal Maze, ou encore Mission Pirattak et Les mondes fantastiques. Clairement, ces jeux ne cherchaient pas juste à proposer des mécaniques créatives, mais aussi des ambiances ; et j’irais même jusqu’à considérer qu’à ce niveau-là, on avait atteint un certain aboutissement. Personnellement, La piste de Xapatan était l’un des meilleurs modèles du genre que j’ai pu voir, avec Les forges du désert pas très loin derrière.
Mais depuis les années 2000, ce n’est plus trop ce que les producteurs recherchaient. L’avènement de la télé-réalité a clairement fait du mal à cette façon de concevoir les jeux d’aventure ; et on a davantage mis l’accent sur des candidats qui se confrontent, ou l’aspect sensationnaliste façon Fear Factor. Cela dit, ça a tout de même permis de mettre en place de nouvelles formules de jeux ; car il faut tout de même reconnaître que tous les programmes des années 90 cités plus haut restaient des Fort Boyard-likes.
Toutefois, toujours est-il qu’hormis Fort Boyard qui a continué son bonhomme de chemin, je n’ai quasiment aucun souvenir d’un jeu d’aventure qui serait parti là-dessus durant les années 2000-2010. Peut-être vaguement Bunker, qui avait été diffusé sur France 4 en 2014 (et dont ça ne me dérangerait pas de reparler, si l’émission n’était pas devenue complètement introuvable), mais qui restait quand même un peu cheap ; et peut-être Mission Millénium en 2010, mais c’est peut-être juste le lieu de tournage et la configuration de certaines épreuves qui me donnent cette impression.
Il aura fallu attendre 2019 avec Boyard Land (que je n’ai pas regardé, pour des raisons évidentes…) pour voir les producteurs/diffuseurs retrouver un chouïa d’appétence pour ce genre de formule à ambiance ; suivi en 2021 par District Z.

En revanche, là où c’est un peu plus original pour Pandore, c’est que, pour une fois, on cherche à faire du lore au sujet d’une formule à la Koh-Lanta (à nouveau, tous les exemples cités étant des FB-likes)…
… ce qui n’est, en réalité, pas vraiment une nouveauté ; puisque je pourrais mentionner Loups-garous. En effet, ce jeu avait aussi fait l’effort de proposer une ambiance et une esthétique qui lui étaient propres, notamment avec le village isolé en pleine forêt à l’architecture particulière.

Bon, bref, tout ça pour dire que Pandore avait quand même davantage suscité ma curiosité à ce sujet. Peut-être aussi en partie à cause de la communication autour du programme. Et qu’en le découvrant, j’ai eu une vague sensation de… mouais, tout ça pour ça ?
En fait, si je devais résumer le problème que j’ai avec Pandore à ce niveau-là, c’est que la façon de retranscrire ce lore m’a surtout paru assez… superficielle. Certes, on a des illustrations, des références, et des éléments de mise en scène qui vont dans ce sens ; mais on ne va pas non plus complètement jusqu’au bout de l’idée, voire qu’elle n’était finalement pas essentielle dans l’appréciation du programme, tant le côté KL-like a tendance à davantage ressortir à certains moments.
Là où j’ai beaucoup moins eu ce ressenti pour La piste de Xapatan, qui m’a donné l’impression d’être bien plus immersif, tout comme Les forges du désert (modulo l’épreuve cheloue avec les ondes alpha qui n’avait rien à y faire).

D’ailleurs, outre les moments à la Koh-Lanta (enfin, je devrais plutôt dire Les Traîtres, vu qu’on en est un peu plus proche) qui cassent un peu l’immersion, citons également le fait que Pandore a été tourné en Espagne et non pas en Grèce.
Alors, certes, ce n’est pas forcément un problème, du moment que le programme fait illusion… sauf qu’il ne cherche non seulement pas tout le temps à le faire ; et que, de plus, on appuie même ce lieu de tournage à certains moments ! En particulier ceux où on voit les candidats à l’hôtel, dont l’aménagement et l’architecture évoquent très clairement l’Andalousie. Et pour ceux qui trouvaient que ce n’était pas assez clair, le montage rajoute même à certains moments une musique de flamenco… et on entend par ailleurs Olivier Minne clairement évoquer le lieu de tournage de temps à autre. Sérieusement, Studio 89, je ne comprends pas l’intérêt de cette démarche ! Vous vouliez appuyer le lore, oui ou non ?

Mouais, vu comme ça, ça fait encore à peu près illusion ; mais sur d’autres plans, l’architecture de l’hôtel fait plus andalouse que grecque.

Bon, à côté de ça, on a quand même des efforts assez notables de faits pour se raccrocher au thème du jeu.
Ainsi, certains lieux font mieux illusion et évoquent davantage la Grèce Antique ; les épreuves sont librement inspirées de mythes grecs (même si c’est assez inégal, on en reparle) ; et on a surtout toute la mise en scène autour de la fameuse boîte de Pandore, qui, elle, est plutôt réussie.

Esthétiquement, on a aussi quelques illustrations stylisées de temps à autre… mais à ce niveau-là, c’est moins réussi. En fait, non seulement on a une multiplicité de styles différents dans les illustrations qui rend le programme plus brouillon qu’autre chose sur ce point-là (vases grecs animés, statues animées, magnétos en live action pour expliquer le principe des épreuves…) ; mais, de plus, on sent le recours assez grossier à l’intelligence artificielle pour en animer certaines… mauvais point.
Et pour le coup, même si je dis assez rarement du positif de Loups-garous, je reconnais que ce jeu a bien mieux su gérer son esthétique, avec un style visuel mieux maîtrisé.

Non, honnêtement, cet effet de relief sur le vase ne rend pas très bien pour moi.

Le concept

Avant de commencer, petite précision : le programme est décomposé en 8 épisodes (ou 4 épisodes de 2 parties chacun, selon le replay de M6) ; mais, structurellement parlant, ce découpage n’a pas vraiment d’importance. C’est juste qu’il permet de s’affranchir de la contrainte de programmation horaire, et de jouer sur d’éventuels cliffhangers.
En revanche, le programme est également subdivisé en chapitres (portant chacun le nom d’un mythe grec) ; qui, eux, définissent la structure du programme. Bref, un chapitre de Pandore est l’équivalent d’un épisode de Koh-Lanta.
Bref, pour la suite, je ne parlerai donc pas d’épisodes, mais de chapitres, pour qu’il n’y ait pas d’ambigüité.

Pour chaque chapitre, deux candidats sont secrètement désignés comme étant « sacrifiés » ; ce qui veut dire qu’ils sont sur la sellette, et que l’un des deux risque d’être éliminé à la fin du chapitre. Concrètement, c’est représenté par leurs deux bustes qui sont rangés dans la fameuse boîte de Pandore.
Mais avant que celle-ci ne soit ouverte par l’animateur, et que le nom des deux sacrifiés ne soit officiellement révélé, ils peuvent toujours tenter de renverser la situation ; et de faire en sorte que leur buste présent dans la boîte soit remplacé par celui d’un autre candidat, qui serait alors sacrifié à sa place.
Problème : non seulement il faut déjà pouvoir s’assurer d’y parvenir ; mais de plus, ouvrir la boîte pour y mettre quelqu’un d’autre a des conséquences fâcheuses (en plus de voir quelqu’un qui n’avait rien demandé être subitement sur la sellette), que les autres candidats aimeraient clairement éviter. Donc ceux-ci vont plutôt chercher à faire en sorte que les sacrifiés ne puissent pas échanger leur place avec quelqu’un d’autre ; et les sacrifiés ont plutôt intérêt à faire profil bas de sorte à ne pas se faire démasquer, autrement les autres candidats ne leur feront pas confiance au moment de prendre des décisions cruciales.
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Vers l’issue du chapitre, l’animateur révèle le nom des deux candidats qui seront finalement sacrifiés (une fois les changements de bustes faits ou non) ; et ceux-ci disputent un duel pour savoir lequel des deux va pouvoir réintégrer l’aventure, et lequel sera éliminé.

Vu comme ça, ça rappelle les formats de démasquage façon Qui est la Taupe et consorts dont j’avais eu l’occasion de parler ; car, je le redis, les sacrifiés ont clairement intérêt à ne pas attirer l’attention, pour pouvoir paraître crédibles aux yeux des autres, et manipuler le cours de la partie pour que celle-ci se termine en leur faveur. Mais en contrepartie, leur risque d’élimination est d’autant plus présent.
Ce qui est intéressant ici d’ailleurs, c’est qu’à chaque chapitre, la nature des candidats à démasquer change ; et qu’ils peuvent même changer de rôle en cours de route.

Notons au passage que la révélation des rôles auprès du public est, en revanche, davantage à la convenance de la production ; et que si elle peut parfois révéler tout de suite qui est sacrifié, elle peut aussi le faire plus tardivement quand ça l’arrange, de sorte à garder un peu de suspense. Là où, dans la plupart des autres jeux du genre, soit le spectateur est mis dans la confidence dès le départ (Les Traîtres, Cash Island, Le maître du jeu), soit on le met au contraire dans les mêmes conditions que les candidats pour qu’il participe lui aussi à l’enquête (QELT, Murder party au musée, Ali Baba, Qui est le bluffeur). Le seul autre jeu que je connaisse qui a également cette approche hybride, c’est Loups-garous ; où je n’avais pas trouvé ça très convaincant, et où ça me donnait davantage l’impression de vouloir se donner un style plus que pour vraiment entretenir le suspense.
Mais ici, ça passe un peu mieux. Bon, il faut dire que, parfois, il n’y a pas vraiment de suspense concernant l’identité des sacrifiés ; aussi, la production ne va pas prendre le public pour des jambons, et va la révéler rapidement quand ça s’y prête. Et à l’inverse, là où ça peut potentiellement créer de la surprise, elle va garder l’information au chaud pour plus tard.

Néanmoins, si on a décrit le concept dans les grandes lignes, on n’a pas encore parlé en détail de toutes les subtilités mécaniques qui vont avec.
Subtilités qui auront été considérées comme un défaut par une partie du public ; mais que, personnellement, j’ai plutôt tendance à considérer comme une qualité.

La structure

Car c’est l’un des points sur lesquels le programme a été critiqué : certains ont jugé les règles trop complexes et trop alambiquées.
Personnellement, ce n’est pas quelque chose qui me dérange ; et je trouve même parfois cette critique abusive, comme si un format complexe était nécessairement un défaut. Et ici, d’autant plus que la critique a été émise dès le premier épisode ; ce qui me semble très prématuré, vu qu’à ce stade, on manque un peu de recul pour estimer si cette complexité est nécessaire ou non…
Car, au final, l’important, c’est surtout que cette complexité serve à quelque chose ; et ici, pour moi, c’est le cas… à un gros détail près. On y reviendra.

À l’exception du dernier, chaque chapitre a le déroulement suivant :

  • Une épreuve de désignation des sacrifiés ;
  • Une épreuve de désignation du président du Sénat (la phase suivante), nommée « épreuve des Dieux » ;
  • L’assemblée du Sénat, pour désigner ceux qui seront amenés à ouvrir (ou non) la boîte ;
  • La phase d’ouverture (ou non) de la boîte, pour potentiellement modifier les sacrifiés ;
  • Un duel opposant les deux sacrifiés, et désignant celui qui sera éliminé (l’autre réintégrant l’aventure).

L’épreuve de désignation des sacrifiés

En début de chapitre, les candidats se présentent chacun devant un objet ; qui a un « message » à leur transmettre. En effet, c’est grâce à celui-ci que les candidats savent si, pour ce début de chapitre, ils sont sacrifiés ou non.

Pour le premier chapitre, les deux sacrifiés ont été déterminés au hasard ; mais à partir du deuxième, seul l’un des deux est tiré au sort, l’autre étant choisi par le candidat éliminé du chapitre précédent. On y reviendra un peu plus loin.

Bref. La nature des objets change à chaque chapitre : ça peut être un buste sous lequel se trouve un message, un vase dans lequel se trouve le message, un flacon de parfum, un petit coffret…
Mais dans tous les cas, les candidats devront, à tour de rôle, utiliser l’objet, et dire à voix haute, de façon convaincante : « Je ne suis pas sacrifié ». Tout comme les candidats devaient dire « Je ne suis pas le bluffeur » en apprenant leur rôle dans Qui est le bluffeur ?, ou « Je suis villageois » dans Loups-garous.

Il faudra soulever le buste devant les candidats pour révéler le message qui leur est destiné.

Cependant, Pandore a bien compris qu’on n’était pas tous des mentalistes ou des joueurs de poker professionnels, capables de détecter le moindre tic trahissant un mensonge ; de même que les candidats, qui n’ont clairement pas été castés sur les mêmes critères que dans Loups-garous (on y reviendra là aussi…).
Aussi, au lieu de passer des plombes sur une succession de candidats qui disent la même chose et d’y consacrer quasiment tout un épisode (désolé, ce tacle était servi sur un plateau d’argent), cette révélation est un peu pimentée.
En effet, tous les candidats ne disposent pas exactement de la même chose devant eux ; et en particulier, les sacrifiés ont un petit handicap, qu’ils ne devront pas laisser transparaître.
Ainsi, si le message se trouve sous un buste à soulever, celui des sacrifiés sera plus lourd que ceux des autres ; lorsqu’il est dans un vase, celui des sacrifiés contiendra des asticots en plus du message (en souvenir de la période Fort Boyard d’Olivier Minne, on va dire…) ; pour le flacon de parfum, celui des sacrifiés ne sentira pas aussi bon…
Par ailleurs, on a aussi quelques révélations qui reposent sur du bluff, où les sacrifiés doivent improviser des mots ou la description d’un objet qu’ils n’ont pas, alors que les autres candidats pourront naturellement décrire l’objet qui se trouve sous leurs yeux.

Et j’aime bien cette idée. Non seulement ça rend cette phase de révélation moins ennuyeuse ; mais ça permet également de donner un premier indice concernant la vraie identité des candidats, en scrutant leurs réactions. Et puis tout ce qui est à base de bluff est bon à prendre dans ce genre de jeux.

Mais pour les sacrifiés, pas de panique ; ils pourront toujours essayer de prendre l’avantage à partir de la phase suivante.

L’épreuve des Dieux

Cette épreuve se déroule en deux parties :

  • une première phase, le plus souvent en équipes, qui permet aux candidats qui la remportent de se qualifier pour la seconde ;
  • une seconde phase, individuelle, pour désigner le vainqueur de l’épreuve.
Ici, la première partie de l’épreuve est basée sur le mythe de Sisyphe, et implique pour les deux équipes de pousser une boule sur une pente, afin de la tenir en équilibre.
Pour la seconde partie de l’épreuve, on part en revanche sur un principe d’endurance ; mais dont la mise en scène évoque (vaguement) le mythe, ici avec la boule à tenir en équilibre.

Néanmoins, tous les candidats ne disputent pas la première partie de l’épreuve. Outre des circonstances particulières dans le chapitre 3 (sur lesquelles on reviendra… et pas en bien), deux candidats sont immunisés, et vont directement participer à la seconde partie.
Ces deux candidats ne sont cependant pas choisis au hasard, puisqu’ils sont désignés secrètement par les candidats sacrifiés.
Ce qui apporte donc un caractère stratégique à la décision. En effet, afin de s’assurer une chance de sauver leur tête, les sacrifiés peuvent très bien s’immuniser eux-mêmes ; toutefois, ça peut mettre la puce à l’oreille des autres candidats, qui vont se douter que les sacrifiés se sont eux-mêmes immunisés (ou confirmer leurs soupçons s’ils s’étaient fait griller lors de la cérémonie de désignation des sacrifiés). Bref, ça en fait un outil stratégique potentiel intéressant.


Au niveau des épreuves elles-mêmes, je n’ai pas forcément grand-chose à dire. On a des principes assez variés, avec de l’endurance, de l’adresse, du mental, de la mémoire, du bluff, etc. (et, malheureusement, une épreuve de dégustation dans le lot, j’en ai vraiment ras-le-c*l de ce cliché des jeux d’aventure).
Toutefois, leur intérêt réside surtout dans leur mise en scène : car, comme dit plus haut, ces épreuves sont librement inspirées de mythes grecs.
Et… c’est un peu inégal. Pour certaines épreuves, on a une mise en scène qui reste travaillée et cohérente avec le mythe ; mais pour d’autres, on sent plutôt qu’on a d’abord pensé à un principe d’épreuve, et qu’on a essayé de le relier à un mythe grec plus ou moins au forceps…

Ainsi, parmi les exemples que j’ai trouvé les plus pertinents, je peux noter l’épreuve de Sisyphe, où les candidats doivent maintenir une boule en équilibre le haut d’une pente (pendant qu’un autre candidat doit faire une série d’actions le plus rapidement possible), mais la remonter lorsqu’elle perd de l’équilibre et qu’elle dévale la pente. On a cette idée de recommencement potentiel qui peut être décourageant à force.
Mais mon exemple préféré reste l’adaptation du mythe de Méduse, où les candidats doivent suivre un parcours sur un damier qu’ils ont dû mémoriser en amont ; toutefois, comme ils ne doivent pas la regarder dans les yeux, ils doivent faire ce parcours à l’envers, en se fiant au reflet du bouclier qu’ils tiennent en main. Ce qui est non seulement un principe intéressant, mais également très bien mis en scène pour faire écho au mythe.

Les candidats doivent reculer, en suivant le parcours qu’ils ont mémorisé. Pour se repérer, leur bouclier est doté d’un miroir.
Aïe, les candidates sont sorties du chemin ; et Méduse les a repérées. Elles vont devoir passer leur tour…
Bon, en revanche, détail très discutable de cette épreuve : le chemin à mémoriser se trouvait dans cette urne, dont le contenu était aussi peu rassurant que l’épreuve du Mange-fil de Fort Boyard… c’est Olivier Minne qui leur a soufflé cette idée ?

Quant aux moins bons exemples, on peut citer l’épée de Damoclès ; où, certes, je conçois très bien qu’on n’allait pas prendre le risque de transpercer le crâne des candidats… et qui, du coup, consiste juste en un effet de mise en scène avec des épées qui tombent sur les portrait des candidats qui échouent. Mais sinon, l’épreuve, c’est juste le principe de La Cible (à nouveau, souvenir de la période où Olivier Minne avait animé ce jeu ?), avec des trônes et des épées à la place de la caméra qui pivote. Un peu bof bof.

Mouais, l’effet de caméra qui pivotait en ciblant les candidats, c’était plus efficace.

La plus grosse déception vient cependant de l' »adaptation » du mythe du Cheval de Troie ; où, certes, on a bien un grand cheval de bois, et les portes de la ville… mais où ce sont vraiment les seuls éléments évocateurs du mythe, qui est autrement très pauvrement illustré.
Car au départ, je m’attendais à voir une équipe pousser le cheval, pendant qu’une autre défendrait la ville, ce qui aurait pu donner quelque chose d’assez stylé visuellement… mais non. C’est juste une épreuve à base de duels d’énigmes de logique (parce que 100% logique a du succès, j’imagine…), où les candidats s’affrontent en 1 vs. 1, et où le vainqueur de chaque duel fait rapporter 1 point à son équipe ; et ces scores sont matérialisés par l’avancée du cheval pour une équipe, et par la fermeture de la porte pour l’autre… sérieusement, même la finale de Tac-O-Tac Gagnant à vie fait une meilleure mise en scène que ça.
Et pour la seconde partie de l’épreuve, ce n’est pas mieux, c’est une séance de bluff entre les candidats de l’équipe qualifiée, où le seul rapport avec le cheval, c’est une figurine dans un coffret. Bref, la production est complètement passée à côté du potentiel du mythe, pour moi…

Pandore - Cheval de Troie (explication)
Dans l’explication, on voit d’ailleurs le top model en tunique tirer ce cheval…
Pandore - Cheval de Troie (explication)
… ce qui laissait préfigurer une épreuve à la mise en scène plutôt cool…
… mais en pratique, c’est juste un prétexte pour montrer les candidats en train de faire des duels à base d’énigmes.
Bon, ok, l’énigme est intéressante, certes ; mais ça reste vraiment décevant eu égard à ce que ça pouvait promettre…

L’assemblée du Sénat et l’ouverture de la boîte

Le vainqueur de l’épreuve précédente a l’honneur de devenir le président du Sénat. (Ce qui, au passage, sonne un peu plus romain que grec, mais bon…)
Ce poste de président lui confère deux avantages :

  • D’une part, il pourra se présenter devant la boîte de Pandore à l’issue du Sénat, et décider de l’ouvrir ou non pour remplacer un buste ;
  • D’autre part, il doit désigner deux candidats « de confiance » pour l’accompagner ; qui, eux aussi, pourront ouvrir la boîte ou non.
Notez le trône du président.

Bien sûr, pour la prise de décision, on a droit à pas mal de blabla façon Conseil de Koh-Lanta, pour que les autres candidats puissent convaincre d’accompagner le président du Sénat ; mais je ne m’attarderai pas dessus.
Naturellement, l’intérêt pour les sacrifiés, c’est de pouvoir accéder à la boîte ; aussi, si le président du Sénat n’est pas sacrifié, il a intérêt à choisir deux personnes de confiance qui ne l’ouvriront pas. De même d’ailleurs s’il est sacrifié, puisqu’il sera le premier à potentiellement l’ouvrir, et que les deux autres pourront prendre une décision qui ne l’arrangera pas.
Mais dans tous les cas, il vaut mieux que cette boîte reste fermée le plus possible. Car, d’une part, chaque ouverture de boîte de la part des candidats fera perdre 5 000 € sur le montant de la cagnotte en jeu (qui démarre à 100 000 €) ; et, d’autre part, ils devront subir une malédiction (on en reparle…).

C’est d’ailleurs un point sur lequel j’ai légèrement tiqué : l’ordre de passage des trois candidats devant la boîte.
En effet, on a d’abord le président du Sénat qui va se présenter devant ; puis le premier accompagnateur ; puis le second. Précisons que les décisions restent entièrement individuelles ; et qu’à chaque fois, celui qui passe ne sait pas quelle décision son prédécesseur a pris.
Personnellement, afin d’appuyer le côté « Maître du jeu », j’aurais peut-être plutôt fait passer le président du Sénat en dernier, pour qu’il puisse définitivement corriger le tir à sa guise ; mais concrètement, je ne sais pas si ça aurait rendu cette phase vraiment meilleure.

L’ouvrira ? L’ouvrira pas ?

En revanche, j’ai trouvé ce qui suit beaucoup plus discutable.
En effet, une fois ces trois passages faits, l’ensemble des candidats (ainsi que l’animateur) prennent la direction de la grotte où se trouve la boîte.
Dans un premier temps, l’animateur demande aux Dieux si la boîte a été ouverte ; et si c’est le cas, les candidats entendront le tonnerre et verront un éclair autant de fois que d’ouvertures (faisant baisser en conséquence le montant de la cagnotte en jeu), et seront donc sûrs de devoir subir une malédiction par la suite.
Puis la boîte s’ouvre, pour révéler l’identité des deux sacrifiés.

Bon, jusque-là, rien à redire ; en revanche, les trois candidats qui se sont présentés devant la boîte au préalable expliquent les décisions qu’ils ont prises, et pourquoi. Et ça, désolé, mais je trouve que c’est juste… complètement idiot.
Alors, certes, on n’a plus besoin de faire durer le suspense sur « Qui est sacrifié ? » pour le chapitre en cours ; toutefois, l’aventure ne se termine pas là, et le fait de savoir qui a remplacé un buste peut avoir des conséquences pour les épisodes suivants ! Là, ce qu’on fait, c’est demander aux candidats de se mettre eux-mêmes des cibles sur le dos ; ce qui, pour moi, est stupide, dans la mesure où on est dans un programme dont l’intérêt réside en bonne partie sur le bluff !
Bref, ça aurait été clairement plus intéressant de laisser les candidats enquêter eux-mêmes sur les responsables des ouvertures de boîte, plutôt que de les leur révéler d’emblée.

Le duel final

Alors que les autres candidats rentrent à l’hôtel, les deux sacrifiés restent dans la grotte, en compagnie de l’animateur ; et vont devoir disputer un duel.
Et là… ben, vu la nature des duels joués (devant une table), c’est très difficile de ne pas penser à la séquence du Conseil de Fort Boyard ; surtout au vu de l’animateur. Après, pour ceux à qui ça manquait de voir Olivier Minne présider un Conseil de FB depuis 2009…

D’autant plus que, certes, FB n’a pas le monopole des duels sur table ; toutefois, à certains moments, la production aurait quand même pu faire davantage d’efforts pour que le spectateur n’y pense pas trop…
Ainsi, on a eu par exemple un duel basé sur le Memory (qui existe dans FB, mais sous une forme simplifiée) ; un duel d’empilage (mais avec des formes plus variées que dans FB) ; et, surtout, une adaptation du jeu de Nim (vous savez, celui où il faut prendre tour à tour un ou plusieurs éléments, et où le joueur qui prend le dernier restant est éliminé) où on s’est juste contenté de remplacer les bâtonnets du duel de FB par des osselets. Vous auriez au moins pu modifier un peu les règles, plutôt que d’en faire une copie carbone comme ça…
Ah, et sinon, la thématique de la mythologie grecque reste présente, pour vaguement thématiser ces duels ; mais, vraiment, à ce stade, c’est plus du décorum anecdotique qu’autre chose.

Et le fait que le duel ait lieu dans un endroit à l’ambiance solennelle rappelle là encore pas mal Fort Boyard. Mais bon, c’est plutôt une qualité, ici.

À l’issue du duel, le candidat perdant quitte l’aventure ; toutefois, il a encore une action à faire juste avant.
En effet, comme on le disait plus haut, il désigne le nom de l’un des deux sacrifiés du chapitre suivant.
Ce qui permet de contrebalancer les actes de ceux qui auraient échangé des bustes, et appuyer que ceux-ci peuvent avoir des conséquences en leur défaveur, ce qui est donc plutôt un bon point. Bon, ça peut aussi permettre aux candidats d’appliquer une vendetta personnelle ; mais passons.
En revanche, le petit inconvénient avec ça, c’est que parfois, le sacrifié qui a été choisi est déjà grillé avant même que l’épreuve de désignation du chapitre suivant ne commence ; puisque les candidats ont été amenés à s’expliquer sur ce qui les a poussés à sacrifier untel à la place de quelqu’un d’autre. Quand je disais dans le paragraphe précédent que c’était un point très stupide, je le maintiens…


Bref. Jusqu’à présent, on a pu voir que, même si la structure des chapitres restait un peu complexe, et régie par pas mal de règles ; dans la majorité des cas, elles sont justifiées par un souci d’équilibrage. De sorte que les sacrifiés ne fassent pas que subir le sort qui leur est promis ; et que tout acte commis par les candidats puissent avoir des conséquences réfléchies. Et c’est la raison pour laquelle je continue à considérer cette complexité comme une qualité.
Toutefois, il y a quand même un point de celle-ci qui m’a déplu, et que j’ai trouvé très dispensable.

Les malédictions…

Ah, les malédictions. Parlons-en, des malédictions.
En effet, s’il y a bien un élément de la complexité du programme que je ne défendrai pas du tout, c’est celui-là ; et ce, pour deux raisons.
Tout d’abord, parce que le fait d’ouvrir la boîte est déjà sanctionné par la perte de 5 000 € sur le gain final ; ce qui est déjà censé être assez dissuasif pour les candidats, et qui fait déjà office de punition collective.
Mais surtout parce que ces malédictions ont des effets très random, qui n’obéissent pas vraiment à une logique particulière.
Et pour appuyer mon propos, je vais devoir les énumérer une par une ; ce qui veut donc dire que je vais devoir spoiler le nombre de fois où un chapitre s’est terminé par une ouverture de boîte (donc sautez au paragraphe suivant si vous ne voulez rien savoir).

Pour la première ouverture de boîte, la malédiction a été relativement bénigne, en impactant uniquement l’épreuve de désignation des sacrifiés. Durant celle-ci, les autres candidats devaient porter un masque, et ne pouvaient donc pas voir la réaction de celui en train de plonger sa main dans le vase (potentiellement rempli d’asticots pour les sacrifiés) dans lequel se trouvait le message « Vous (n’)êtes (pas) sacrifié ». Pourquoi pas.

Notez que la voisine du candidat, comme tous les autres, ont les yeux bandés pendant qu’il fouille sa jarre.

Pour la deuxième, en revanche, la sanction a été d’empêcher quatre candidats au hasard de participer à l’épreuve des Dieux. Déjà, pas fan de l’idée en soi, compte tenu de son caractère random ; mais de plus, au lieu de juste rester à l’hôtel, les quatre candidats en question ont dû passer le temps de l’épreuve enchaînés en plein soleil à 40 degrés. Juste : POURQUOI ? À quoi ça a servi, à part peut-être satisfaire un fantasme sadique de la part d’un membre de la production ?! On n’est pas dans un jeu de survie à la Koh-Lanta ou L’anneau où tout ce qui peut avoir un impact sur la forme des candidats entre en jeu ; ici, c’était juste totalement gratuit !!!

Par la suite, on a eu droit à une malédiction où on a eu trois sacrifiés au lieu de deux, et deux éliminés en fin de chapitre ; ainsi qu’une malédiction qui a pris directement effet après la révélation des sacrifiés lors de l’ouverture de la boîte, en remplaçant leur duel éliminatoire par un vote du reste des candidats. À nouveau, tout ça fait vraiment très aléatoire, donnant même limite l’impression d’être à la convenance de la production…

La palme revient cependant à la malédiction qui permettait potentiellement à un candidat éliminé depuis le début du jeu de réintégrer l’aventure.
Déjà, c’est un cliché de certains programmes que je n’apprécie pas particulièrement, surtout quand un candidat éliminé dès le premier chapitre peut potentiellement revenir comme une fleur en ayant sauté 4 ou 5 épisodes ; mais là, le problème venait aussi du contexte. Car non seulement un candidat éliminé pouvait réintégrer l’aventure ; mais, surtout, s’il y parvenait, il dirigeait le Sénat qui suivait, a priori avec un risque très limité de se retrouver sur la sellette pour le reste du chapitre !
Mais bon, je reconnais que ce qui n’a également pas aidé à digérer cette malédiction, c’est aussi… le manque de sympathie de certains éliminés, qui s’en sont donnés à cœur joie pour manifester leur euphorie de pouvoir revenir (avec toute la modestie qui les caractérise…), et qu’on espérait ne plus revoir pendant la suite de l’aventure.

Et à ce propos, il va bien falloir que j’en parle…

Le casting

Aïe… ça a été la critique numéro 1 des détracteurs du programme ; et je ne vais clairement pas les contredire là-dessus, parce qu’il n’avait vraiment pas grand-chose à envier à celui de Cash Island.
En fait, je ne comprends même pas ce qui est passé par la tête de la production pour avoir pu valider ce casting pour une émission destinée à un prime-time de M6 dans les années 2020 ; alors que ça fait depuis le milieu des années 2010 que la chaîne a fait de sérieux efforts là-dessus pour ses jeux d’aventure. En particulier Pékin Express, où j’ai eu beaucoup moins de têtes à claques à déplorer depuis le retour du programme en 2018 ; et Destination X, dont j’ai fait les louanges à ce niveau-là (entre autres).
La seule explication que je vois, c’est qu’ils avaient uniquement le responsable casting des télé-réalités de W9 sous la main ; ou bien que celui-ci est monté en grade pour s’occuper aussi des émissions de M6. Mais vu l’échec d’audience qu’aura été le programme, et la critique sur le casting qui sera revenue le plus souvent, il a dû se prendre un sacré savon de la part de la chaîne et/ou de la production (si par miracle il a pu garder son poste…).

Bref. On a deux gros problèmes avec le casting.
On va commencer par celui qui me paraît légèrement plus « excusable » : le manque de sympathie qu’on peut avoir envers les candidats, vis-à-vis des règles.
La raison pour laquelle j’estime que ça peut encore s’excuser d’une certaine façon, c’est par rapport aux règles et à l’enjeu du programme. Avec, d’une part, le concept qui peut pousser les candidats à se trahir mutuellement ; et, d’autre part, l’enjeu monétaire, avec un gain pour le vainqueur qui peut diminuer tout du long. Et je le redis : je n’ai pas de problème notable avec cet aspect-là, dans la mesure où la mécanique arrive à le gérer à peu près proprement (contrairement à un programme comme, par exemple, The Bridge).
En revanche, je reconnais que ce genre de concept peut déteindre sur le casting ; et que si ça peut rester gérable d’avoir un Pékin Express-like, c’est plus difficile pour un Koh-Lanta-like où les candidats peuvent être amenés à s’éliminer mutuellement.
Néanmoins, certains jeux comme Les Traîtres ou Loups-garous sont parvenus à garder un esprit assez feel good en dépit de ce genre de concept ; et même certaines saisons de Koh-Lanta ne m’ont pas choqué outre-mesure à ce niveau-là non plus. Comme quoi, même si ce n’est pas une évidence, je pense que ça reste tout de même possible de concilier les enjeux avec un état d’esprit qui ne rend pas les candidats automatiquement antipathiques.
Bon, ce qui n’aide pas non plus, c’est le fait qu’on mette autant en avant la cupidité de certains, et leurs projets personnels qui nécessitent soi disant un maximum de thunes… certes, il faut bien justifier l’intention de garder un maximum d’argent dans la cagnotte, vu le concept qui cherche à pénaliser les ouvertures de la boîte ; mais là, quand même…

Et l’autre gros problème… ben, là, ça concerne surtout les candidats eux-mêmes. Je pourrais d’ailleurs inclure la cupidité de certains dans cette catégorie…
Je ne vois pas trop ce que je pourrais développer là-dessus. En insinuant que c’est un casting qu’on aurait pu avoir dans une émission de W9 (du moins en grande partie), j’ai à peu près tout dit… certains candidats ont un comportement vraiment stéréotypé. Si je ne devais citer qu’un exemple, ce serait la candidate qui, lors du chapitre 3, s’est plainte de l’épreuve où il fallait plonger dans une mixture peu ragoûtante parce que ça allait abîmer ses cheveux, suivie de son tacle au blind-test qui a suivi parce qu’elle aurait préféré reconnaître du Aya Nakamura plutôt que la musique de Titanic

Tout ça a d’ailleurs un impact sur le montage, et notamment les séquences « confessionnal », qui servent pour la plupart à exhiber les tensions entre candidats, les lamentos en mode « Mais pourquoi ça tombe sur moi », et leur soif de vengeance. Séquences qui sont au passage assez nombreuses ; et je comprendrais clairement pourquoi certains se sont ennuyés en regardant le programme, vu que leur récurrence couplée au manque de sympathie des candidats n’aide pas trop à nous caresser dans le sens du poil.
Ça me donne presque envie de me revoir Destination X juste derrière, pour retrouver les sensations d’un programme feel good et d’un casting vraiment attachant…

Après, je vous avoue que, personnellement… ça ne m’a bizarrement pas autant dérangé que ça. Et pourtant, même si ce n’est pas le point sur lequel j’accorde le plus d’importance dans ce genre de jeu, j’y suis quand même assez sensible (je me rappelle notamment de certaines saisons plus anciennes de Pékin Express où j’avais lâché l’affaire à force de voir les candidats antipathiques rester quasiment jusqu’au bout…).
Mais là, vu que les règles ont été équilibrées le plus possible, l’antipathie des candidats n’interfère finalement pas trop à ce niveau-là (contrairement à Cash Island où ça n’a fait qu’exacerber mon problème) ; même si, à certains moments, elle reste vraiment difficile à supporter (comme lors de la dernière malédiction que j’ai décrite plus haut par exemple).
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Et puis bon, je vous avoue qu’en acceptant cet état de fait concernant le casting… certains moments m’ont bien fait marrer, en les prenant vraiment au second degré. Comme par exemple le moment où une candidate n’arrive pas à citer un seul pays bordant la Méditerranée, alors qu’elle vient pourtant de Béziers…

Ah, et assez étonnamment, on pouvait retrouver un ou deux candidats déjà vus dans des jeux TV au préalable. Le plus évident étant Bruno Hourcade, connu pour son statut de Maître de midi chez Reichmann ; mais on a aussi eu Brigitte, vue dans Bataille Navale… 3 jours plus tôt. Ça doit être un record…

Ah ben « Champion de jeux TV » est devenu un métier à part entière, maintenant…

Le dernier chapitre

Avant de conclure, parlons du dernier chapitre… ce qui devrait être assez rapide, car je n’ai pas grand-chose à en dire.
À ce stade de la compétition, il ne reste plus que six candidats, et le gain restant dans la boîte de Pandore est définitivement verrouillé ; et pour déterminer lequel des six va remporter le jeu, ceux-ci vont d’abord disputer une épreuve (là encore en deux parties), dont le gagnant bénéficiera d’un avantage important pour la suite.
L’épreuve en elle-même n’est pas mal, mais n’a rien de très exceptionnel à ce stade de l’aventure ; aussi, parlons plutôt de ce qui suit.

Les bustes des six candidats encore en lice sont placés dans la boîte ; et celle-ci sera ouverte cinq fois, par cinq candidats différents, à tour de rôle. À chaque fois, le candidat qui ouvre la boîte doit retirer l’un des bustes restants ; et c’est le candidat dont le buste est resté dans la boîte jusqu’au bout qui est le grand vainqueur de l’aventure.

Toutefois, c’est le vainqueur de l’épreuve qui orchestre le déroulement des opérations.
Tout d’abord, il doit désigner le candidat parmi les cinq autres qui ne pourra pas ouvrir la boîte ; et qui devra donc juste croiser les doigts pour que son buste reste présent à la fin. Ce qui n’est pas forcément irréalisable, cela dit ; mais le fait de ne jamais pouvoir interférer reste handicapant.
Puis il désigne l’ordre de passage dans lequel les candidats (lui compris) ouvrent la boîte ; ce qui nécessite donc un peu de stratégie, pour voir dans quel ordre ça pourrait être plus avantageux pour lui.

Forcément, c’est un principe de finale assez verbeux (tout comme le dernier vote de Koh-Lanta), et pas forcément aussi palpitant à regarder (à nouveau, l’antipathie d’une bonne partie du casting ne m’a personnellement pas trop aidé à en avoir quelque chose à faire de l’identité du grand gagnant… que je m’étais fait d’ailleurs spoiler à cause d’un site d’actualité média qui a balancé l’information sans prévenir, pensant probablement que personne n’allait rattraper en replay un programme se terminant à plus d’1h du matin…) ; mais, à mon sens, il tient tout de même bien la route.
Comme dans la finale de Koh-Lanta, on retrouve l’importance du relationnel, pour convaincre les autres qu’on mérite de gagner ; et ça vient d’ailleurs s’incorporer avec le reste de la mécanique, dans la mesure où les actes précédemment réalisés peuvent avoir un impact sur cette finale.

Total : 11,5/20

Pandore a un concept très intéressant, et avec un bon potentiel ; mais en l’état, ce programme m’a donné l’impression qu’il s’est trompé de cible, et n’a pas su valoriser ses atouts comme il aurait dû.
Au fond, ce jeu aurait surtout dû être présenté comme un jeu de « sabotage » façon Qui est la Taupe et consorts, où l’enjeu aurait été de démasquer des sacrifiés qui auraient eu tout intérêt à se faire discrets ; le tout accompagné d’un lore prometteur basé sur la mythologie grecque qui lui aurait donné un charme supplémentaire.
Mais même si c’est le cas sur le papier, on a finalement plutôt l’impression de voir un programme davantage axé stratégie façon Koh-Lanta (certes sans l’aspect survie), où l’inspiration mythologique est certes présente mais pas utilisée à son plein potentiel ; et surtout, trop typé télé-réalité dans le mauvais sens du terme… le principal responsable étant bien évidemment le casting, dont je peux très largement comprendre qu’il ait fait office de repoussoir auprès du public ; et dont je ne comprends toujours pas comment il a pu être validé au vu des ambitions qu’avait le programme, tant il vient pratiquement les gâcher.
Et c’est vraiment dommage, car il y avait pas mal de créativité derrière ce concept. Qui a certes amené de la complexité dans les règles, un peu trop pour certains ; mais de la complexité qui restait très majoritairement justifiée dans ce contexte, et qui n’était pas non plus insurmontable à la compréhension. Et pour ma part, c’est finalement surtout cet aspect-là que je retiens ; et qui fait qu’en dépit de moments moins agréables (souvent liés au casting, mais parfois à des épreuves ou règles plus discutables, comme notamment les chapitres 3 et 6), j’ai tout de même apprécié mon visionnage.
Et s’il ne reste plus que l’espoir au fond de la boîte, espérons que ça ne dissuadera pas M6 de continuer à tenter de nouveaux concepts ambitieux, en tirant les leçons de l’échec de celui-ci…

La prochaine fois, on retournera sur des jeux de plateau ; et on verra comment la mécanique peut conditionner le capital sympathie des candidats…

garsiminium

Enchanté, moi c'est garsim. Bienvenue sur mon blog, où je parle de différents sujets, légers comme moins légers.

Cet article a 5 commentaires

  1. Xavier

    Le programme pour moi partait d’une bonne idée, mais c’est vrai qu’on a voulu faire un mélange de plusieurs éléments qui constituent les jeux d’aventures. Personnellement, j’ai regardé que l’épisode 1 et je n’ai pas accroché et donc pas regardé la suite (merci les changements de jours de diffusions). Malgré tout, les règles n’étaient pas mauvaises en soi, mais pas tout à fait au point. Concernant le casting, je l’ai trouvé peu atachant (en fin surtout Alexandre je crois) et je n’aime pas trop les interviews dans les jeux d’aventures. C’est peut-être le point principal qui fait que l’émission n’a pas trouvé son public, je trouvais son identité un peu fourre-tout. Les jeux proposés pour moi, n’avaient rien de suffisamment d’original (comme les duels finaux qui pompaient des duels de Fort Boyard) et c’est vrai que c’est étrange d’avoir décidé de tourner le jeu en Espagne et non en Grèce, mais il me semble que c’était à cause de la logisitque et que les lieux potentiels étaient trop propices au tourisme. Après c’est vrai que le mythe de Pandore était bien respecté et la tentation d’ouvrir la boite ou non.

    Au sujet de son flop et à l’instar de l’Anneau, je suis quand même satifsfait qu’on ait diffusé l’émission jusqu’au bout et que l’ensemble de l’émission soit connue dans sa globalité, après même si l’émission avait mieux fonctionné, j’aurais eu du mal à imaginer une saison 2 éventuelle, mais cela dit, on aurait pu faire un meilleur casting et des malédictions moins pourries. Et dire qu’il y a vingt ans, le Royaume (jeu se déroulant au Moyen-Âge diffusé sur TF1) n’avait pas trouvé son public et s’est retrouvée déprogrammée au bout de 4 épisodes (disponibles sur Youtube d’ailleurs),malgré tout que le vainqueur soit connu. Mais bon pour celle-ci elle était trop immersive, car quasiment rien n’allait dans cette émission (ou presque) et les éliminations c’était un peu le bazar (dont une qui se jouait à un simple coup de dé). Par ailleurs, un candidat avait témoigné sur une chaîne Youtube et les candidats ignoraient le principe avant de débuter l’émission et ont appris le concept en arrivant sur place et ont commencé le tournage de l’émission 1 directement enchaîné à la première épreuve, pas très cool!

    Après j’ignore si tu vas aborder d’autres jeux d’aventures (peut-être l’Anneau et The Bridge?), c’est vrai qu’en dehors du quator des jeux d’aventures, aucune émission de ce type n’arrive à s’installer avec le temps et dans la durée. Il y a juste Escape 21 jours pour disparaître (si on peut le considérer comme un jeu d’aventure) et Je suis une célébrité, sortez-moi de là (certes il y a eu 13 ans entre la saison 1 et 2) qui ont connu 2 saisons diffusées de manière complète sans être interrompue et déprogrammée en deuxième (voire troisième) partie de soirée (comme la saison 2 de Discrit Z dont les trois derniers épisodes ne seront jamais diffusés)…

    1. garsiminium

      Merci pour ton commentaire ^^

      Pour les règles pas tout à fait au point, ça ne me choque pas trop non plus que ça puisse arriver pour une première saison (d’autant plus que je les ai trouvées globalement assez solides, pour un premier jet – alors que pour l’Anneau, en revanche…) ; en espérant que la potentielle seconde puisse les corriger. Sinon, à force, on se retrouve avec le syndrome Pékin Express, où ça devient de plus en plus frustrant au fil des saisons, alors qu’on voit pourtant ce qui ne va pas…
      Bon, évidemment, le public et les diffuseurs n’ayant plus la patience de laisser les formats s’installer, ça force malheureusement les jeux à être « parfaits » dès le départ… et encore, si le public a la curiosité d’aller le regarder (vu que pour Qui est la taupe ? et Destination X par exemple, malgré les critiques très positives, les audiences ont dû être jugées trop moyennes par M6 pour y donner suite…).
      Fort Boyard a eu beaucoup de chance d’avoir été conçu à une époque où c’était encore possible de rectifier le tir avec une saison 2 ; autrement, il n’aurait peut-être même pas dépassé le cap de la saison 1 d’après la mentalité d’aujourd’hui, quand on voit que la saison 1990 était encore assez loin d’être au point…

      Pour le lieu de tournage, en effet, j’avais lu un article dans lequel ils expliquaient que tourner en Grèce à cette période était trop compliqué (notamment à cause du tourisme), et que c’était plus simple de tourner en Espagne.
      Après, du moment que l’illusion fonctionne, pourquoi pas ; c’est comme le Conseil de FB, on sait où il prend réellement place, mais on arrive encore à croire visuellement à une mystérieuse crypte souterraine. Mais là, c’était juste bizarre que, par moments, ils aient totalement assumé qu’ils tournaient en Andalousie… xD

      Idem, je suis content que les émissions aient été diffusées jusqu’au bout, malgré leur déstockage en cours de route ; et c’est là que je suis bien content que le replay existe, pour pouvoir visionner plus sereinement les programmes jusqu’au bout (parce que c’était hors de question pour moi de suivre les finales de Pandore et de L’Anneau en direct). À l’époque du Royaume, TF1 n’avait malheureusement aucun autre choix, à part peut-être le déstockage en pleine nuit… même pas de chaîne TNT de seconde zone à qui refiler le bébé, comme ils l’avaient fait avec la saison 5 de Masterchef.

      C’est prévu que j’aborde d’autres jeux d’aventure prochainement ; dont la plupart de ceux que tu cites ^^
      Pour District Z, L’Anneau et The Bridge, ce sera dans un bloc sur les « alternatives » au quatuor, auxquelles je vais rajouter Amazing Race (en tant qu’alternative de PE). Rien pour La Carte aux Trésors en revanche, car j’ai déjà « grillé » mes cartouches Premier de cordée et Code Delta, et je n’ai pas d’autre programme dans le même genre qui me vienne à l’esprit… hormis Mission Millénium, qui est malheureusement devenu introuvable. :/ (mais si tu connais un moyen de rattraper l’émission, je prends ^^)
      Pour Escape, ce sera sans doute dans pas très longtemps non plus (d’autant plus que j’ai déjà un brouillon assez fourni pour celui-ci) ; mais je ne sais pas encore comment je vais le proposer pour l’instant.
      Pour JSUCSMDL, en revanche… à voir. J’avais regardé une partie de la saison 1 à l’époque, mais ça date un peu trop, et je n’ai pas l’impression qu’elle soit trouvable facilement (après, j’ai peut-être des amis qui l’ont en leur possession, faudrait que je voie) ; quant à la saison 2, je l’ai regardée et un peu appréciée (à ma grande surprise, surtout vu le souvenir plus putassier que j’avais de la saison 1 xD), mais je ne sais pas si elle resterait assez inspirante pour une critique. Dans tous les cas, si je venais à en parler plus en détail, ce ne serait pas avant la fin de l’année, vu qu’il y a d’autres concepts que j’aimerais traiter avant.

      Pour le reste du mois de février, ce sera des jeux de plateau anglophones avec une thématique commune (avec une conclusion début mars) ; mais ce n’est pas impossible que je me lance juste après dans ce fameux bloc de jeux d’aventure (après peut-être un ou deux articles « filler », parce que j’ai encore pas mal d’épisodes à rattraper de ceux-là, avant de pouvoir me lancer dans leurs articles ^^).

  2. Booluigii

    Pour District Z, apparemment il y a eu les épisodes non diffusé qui ont été diffusé sur une chaine fast de jeux tv sur FreeTV ( mais pas Molotov attention c’est pas pareil ).
    Mais on n’a pas les rediffs de dispo.

    En vrai pour La carte aux trésors, il y a eu 2 épisodes sur Okoo d’une version junior sans hélicoptères.
    À voir si c’est comparable mais ça à exister.

    Pour revenir à Pandore, je pense qu’il y aura plus de chance d’avoir une saison 2 que Detination X ou La taupe car c’est produit par studio 89 et non Endemol ou ITV/BBC.
    Mais j’avoue que j’ai eu du mal à regarder la saison pour l’IA à outrances et surtout le casting, comme tu l’as dit, j’ai l’impression de voir une télé réalité sur W9.
    L’épisode 1 ça allait encore mais l’épisode 2 j’ai eu du mal et j’ai regardé vite fait l’épisode 4 alors que je me suis fait spoil le vainqueur tellement que ça m’avait soulé.
    Et j’avoue ne pas aimer le montage de Studio 89 où comme dans les Traitres, c’est pas coupé proprement et du coup les phases qui pourrait constituer une journée ne soit pas complète me frustre un peu.
    ( Comme l’anneau et Qui seras le plus nul même si le plus nul coupe la dernière question pour spoil dans la BA qui suit l’émission x/ )

    1. garsiminium

      Merci pour ton commentaire ^^

      C’est amusant que tu parles de Molotov, car j’ai récemment découvert que, grâce à cette plateforme, j’aurais pu rattraper depuis un moment l’un des jeux qui m’intéressaient à traiter, mais que je n’avais pas trouvé ailleurs (Wish list)…
      Je pensais d’ailleurs que, comme on y retrouvait déjà des émissions produites indirectement par Arthur (notamment les productions Sony Pictures et Starling, qui appartiennent désormais à Satisfaction), on aurait pu aussi y retrouver District Z, mais bon…

      Pour La carte aux trésors version junior, il faudrait que j’y jette un oeil ; toutefois, vu que c’est un spin-off, je ne le considère pas comme une « alternative concurrente » comme les autres concepts cités ^^’ (tout comme Boyard Land par rapport à FB).
      Ce qui m’intéresse pour ce bloc, c’est plutôt la vision d’un concept donné par une autre société de production, et ce que celle-ci peut y apporter, réussir ou rater. Mais peut-être que si la CaT junior m’inspire, elle pourrait avoir droit à un article dans le futur.

      Pour une hypothétique saison 2 de Pandore… même si le programme a l’avantage d’être produit par une filiale de M6, je pense qu’ils ne tenteront pas de saison 2, car le programme est déjà « grillé » aux yeux des spectateurs, qui ne prendront sans doute pas la peine de redonner une chance au programme, malgré toutes les corrections qu’il pourrait promettre. En outre, ce serait probablement du jamais vu qu’un jeu déprogrammé en cours de saison 1 (ce qui revient à un aveu d’échec pour le diffuseur) ait droit à une saison 2…
      À ce stade, je pense que la seule option pour rentabiliser le format, c’est l’export à l’international ; mais en France, je pense que c’est malheureusement mort pendant un bon bout de temps.

      En revanche, en dépit des sociétés de production différentes, ça resterait quand même une bonne idée pour M6 de redonner une chance à QELT et/ou Destination X. Non seulement la plupart de ceux qui ont assidûment suivi ont aimé, et sont demandeurs d’une saison 2, ce qui garantirait donc sur le papier une audience stable pour le premier épisode ; mais le public lambda qui ne s’en souvient plus (bon, c’est encore un peu frais pour DX, certes) pourrait également les redécouvrir sans a priori.

      Pour le découpage épisodique… je pense que si le programme avait été proposé à la demande façon Netflix, le problème ne se serait pas posé, vu que ce genre de plateforme peut se permettre une certaine souplesse sur la durée des épisodes ; mais là, comme on est en linéaire, je pense que M6 n’avait pas trop le choix.
      Le problème, c’est qu’un chapitre aurait été trop long pour tenir sur un seul épisode (à moins de l’étirer avec encore plus de blabla…) ; et si on n’avait diffusé qu’un seul chapitre par soirée, le programme aurait duré 7 semaines, ce que M6 n’aurait pas osé faire pour une nouveauté dont l’accueil du public n’était pas encore garanti. En outre, comme on est (malheureusement…) dans les années 2020, c’est devenu inconcevable de terminer un prime-time avant 23h…
      Et si on avait diffusé deux chapitres par soirée, là ça aurait été trop long, et on se serait retrouvé avec des soirées interminables façon saison 7 de Pékin Express.

      Bref, ils ont dû partir sur une solution un peu bâtarde ; mais au moins, le fait qu’ils aient gardé un chapitrage malgré le montage des épisodes permet quand même de garder une structure claire.
      Bien plus que ne l’a fait L’anneau pendant ce temps-là ; où j’ai vraiment galéré pour repérer une quelconque structure dans ce programme…
      (Sinon, pour Qui sera le plus nul ?, ça ne m’a pas dérangé… dans la mesure où je n’ai de toute façon pas du tout aimé ce que j’en ai vu malgré un ou deux bons points, et donc pas du tout eu envie de le regarder en entier xD )

  3. Xavier

    Pour la Carte aux trésors rien ne t’empêche à faire une série avant les alternatives ou une autre production d’ALP (genre Les mondes fantatiques ou Mission Pirattak) car elle reste intéressante à analyser. À moins que les alernatives ne soient pas considérés comme une chronique, mais comme un article à part. Pour revenir au sujet initial, c’est-à-dire Pandore, j’ai des doutes pour qu’une saison 2 puisse se faire, à moins de le faire revenir quelques années plus tard, comme Je suis une célébrité sortez-moi de là (la saison 1 n’avait pas été un flop justement, mais appriori pas déprogrammée?). Ou encore Masterchef (qui contrairement à Top chef) n’a jamais eu de succès en France, qui malgré sa déprogrammation en saison 5, une saison 6 fut diffusée sur France 2 quelques années plus tard… Et bien évidemment ça avait aussi flopé… Pour Pandore, à part peut-être changer de mythe (voir même d’ambiance) et donc de changer le titre complet, je ne vois pas trop comment le programme peut avoir une saison 2. On peut se dire que Fort Boyard a eu beaucoup de chances de débuter dans les années 90, même si la saison 2010 aurait pu signer la mort du programme…

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