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#135 – Les Traîtres : seront-ils démasqués ? (saison 1)

Il y a de ça quelques années, j’avais remarqué deux choses au sujet des jeux d’aventure :

  • D’une part, le fait qu’on pouvait grosso modo les classifier selon trois ou quatre grandes catégories, représentées respectivement par le jeu le plus populaire (et souvent considéré comme précurseur) de chacune d’entre elles ; à savoir les Koh-Lanta likes, les Pékin Express likes, les Fort Boyard likes et les Carte aux trésors likes, faisant de ces jeux les membres d’un “Big Four” du genre ;
  • D’autre part, le fait que, malheureusement, la grande majorité des autres jeux d’aventure appartenant à ces catégories avaient tendance à faire un flop (ou, au mieux, à ne durer que deux saisons, avec une première en demi-teinte), et à tomber dans l’oubli plus vite. Ce qui avait d’ailleurs amené certains, comme le vidéaste Mr Meeea, à conclure que, finalement, ça ne servait pas à grand-chose d’essayer d’imaginer de nouveaux formats, parce que le public préférera quasi-systématiquement le quatuor sacré déjà existant. Je ne vous cache pas que j’ai trouvé cette conclusion très pessimiste ; mais, en pratique, c’était difficile pour moi de la contester.

Enfin… ça, c’était jusqu’à il y a peu. Car, en 2022, M6 a lancé un nouveau jeu, nommé Les Traîtres, adapté du format néerlandais De Verraders, produit par sa filiale Studio 89, et présenté par Stéphane Rotenberg (excusez-moi, c’est l’habitude, vu que c’est souvent à lui que M6 confie ses jeux d’aventure…) Éric Antoine.
Et, bien qu’il s’agisse de l’adaptation spirituelle d’un certain jeu de société (dont on aura évidemment l’occasion de reparler), il correspond pour moi assez clairement à un Koh-Lanta like. On a un format feuilletonnant, avec des candidats vivant quasiment en vase clos, des éliminations régulières, et qui font des épreuves avec des enjeux aussi bien de « confort » (bon, ici, il s’agit plutôt de confort monétaire, puisque l’enjeu est de faire fructifier une cagnotte) que de quoi chambouler le déroulement de la partie (ce qui correspondrait à l’immunité dans KL) : bref, c’est tout à fait cette formule-là. Donc, d’après la théorie évoquée ci-dessus, le public aurait dû se désintéresser de ce jeu, parce qu’il avait l’outrecuidance de  »  » « copier »  »  » la formule de l’un des jeux du quatuor sacré.
Mais, à ma grande surprise, ça a plutôt bien fonctionné ; si bien qu’actuellement, le programme en est non seulement à sa quatrième saison (ce qui est plutôt un exploit, étant donné que jusqu’alors la plupart des jeux d’aventure hors Big Four avaient eu droit à 2 saisons grand maximum) ; mais que, depuis, on a également eu de nouvelles tentatives en matière de Koh-Lanta likes incluant une dimension de sabotage, dont on parlera dans les critiques suivantes, et ayant elles aussi plus ou moins de succès. Il faut croire que Qui est la taupe ? était trop en avance sur son époque…
Bon, cela dit, tant mieux. Après tout, je déplorais justement le fait que le public manquait un peu trop d’ouverture d’esprit à ce niveau-là ; donc si cette mentalité évolue, c’est encourageant pour la créativité. Même si je trouve que, depuis quelques années, les diffuseurs exploitent un peu trop le filon, rendant cette tendance de moins en moins créative par conséquent… (oui, on va encore en bouffer un peu après cet article)

Cependant, vous pourriez vous demander pourquoi, pour une fois qu’on a un format qui dépasse le cap de la saison 1, je n’ai décidé de parler que de celle-ci, et d’ignorer les suivantes.
Eh bien… je vous avoue que, si j’ai apprécié la saison 1 dans une certaine mesure (au point de la suivre jusqu’au bout), j’étais cependant assez loin de l’adorer. Et quand j’ai essayé de me lancer dans le premier épisode de la saison 2, j’ai très vite décroché. C’était la période où j’étais sévèrement lassé par les jeux d’aventure (d’où le fait que je me sois lancé très tardivement dans les critiques de ceux-ci par rapport aux jeux de plateau), et par certaines récurrences du genre qui m’ennuyaient de plus en plus ; et quand j’ai vu que la saison 2 ne semblait clairement pas partie pour s’en démarquer, je n’ai pas eu envie d’insister. Ça, plus le fait qu’à l’époque, la plateforme de visionnage en ligne de M6 me donnait des envies de meurtre, tellement elle semblait conçue pour dissuader les gens de l’utiliser plus qu’autre chose.
Donc… ouais. Si ça se trouve, le programme s’est peut-être amélioré (ou a empiré) depuis sa saison 1 ; mais je ne me suis pas trop senti le besoin de le rattraper. En outre, depuis le temps, on a eu d’autres nouveautés dans le même genre, avec des spécificités a priori plus intéressantes, dont on reparlera dans les prochains articles.
Mais cette saison 1 constitue déjà un objet d’analyse intéressant pour voir en quoi Les Traîtres a su adapter son format de base… ou non, cette adaptation ayant des défauts comme on va le constater.

Le concept

Les Traîtres est basé sur le concept du jeu de société Les loups-garous de Thiercelieux : i.e. un groupe de candidats est composé de deux types de candidats, les Loups-garous et les Villageois. Le but de chaque groupe est d’éliminer l’ensemble des membres du groupe adverse.
En revanche, si les candidats désignés comme Loups-garous savent quels sont leurs comparses, ce n’est pas le cas des Villageois, qui ne savent pas qui est qui. Ils devront donc user de leurs talents d’enquêteurs, pour déterminer qui sont les Loups-garous.
La partie est rythmée par deux phases en alternance : une phase nocturne, où les Loups-garous se concertent pour désigner un Villageois à éliminer de la partie ; et une phase diurne, où l’ensemble des joueurs doit voter pour celui qu’ils souhaitent éliminer (en espérant pour les Villageois que ce soit un Loup-garou, et pas un autre Villageois).
Bien sûr, les rôles étant assez déséquilibrés, les Villageois ont l’avantage du nombre en début de partie ; et ils doivent le maintenir le plus longtemps possible.

Oups, excusez-moi, je me suis un peu avancé sur la critique de la prochaine fois. Oubliez cette capture d’écran pour le moment…

Le concept des Traîtres, c’est exactement ça, en remplaçant “Loups-garous” par “Traîtres” et “Villageois” par “Loyaux”.
Parmi les autres différences avec le jeu de société, notons le fait que les Villageois des Loups-garous peuvent disposer de pouvoirs spéciaux (qui n’existent pas dans Les Traîtres – du moins la saison 1) ; et que, jeu d’aventure oblige, on a également des épreuves qui viennent s’intercaler, avec des enjeux plus ou moins corrélés à la partie (on y reviendra).

Bon, c’est un concept qui a déjà fait ses preuves en tant que jeu de société ; donc ça paraissait finalement assez naturel de l’adapter en jeu télévisé, à la sauce « jeu d’aventure ». À ce niveau-là, je n’ai pas grand-chose à redire.
Toutefois, le petit problème d’adaptation qui peut se poser, c’est le fait que rien ne permet vraiment de garantir que la partie va durer sur un nombre d’émissions fixe ; puisque ça va surtout dépendre de la vitesse à laquelle l’un des camps va disparaître. En particulier, si les Traîtres se débrouillent mal et se font démasquer trop vite, le reste de la partie devient alors dépourvu d’intérêt.
Aussi, le jeu ne s’interdit pas de sortir des règles un peu spéciales quand ça l’arrange ; ainsi, en saison 1, alors que l’un des Traîtres s’était fait éliminer dès le départ, les deux Traîtres restants ont pu élire en secret un Loyal pour grossir leurs rangs. Mouais. Je comprends l’intention, cela dit ; et je reconnais que c’est le genre de rebondissement qu’un Maître du jeu d’une partie de Loups-garous pourrait faire. Donc je ne vais pas insister là-dessus.

Cependant, éliminer le camp adverse n’est pas le seul but des candidats ; car ils doivent également tenter de remporter le plus d’argent possible, afin que les « survivants » puissent se le partager.
Mais ça, on y reviendra dans un paragraphe plus spécifique, car j’ai pas mal de choses à redire dessus.

Qui sont donc les Traîtres qui se cachent sous ces capes ? … bon, le spectateur le sait très bien, vu qu’il a assisté à la cérémonie de désignation. Les autres candidats, en revanche, ne le savent pas…

La structure épisodique et les éliminations

La saison est composée de 6 épisodes, avec 14 candidats.
Le premier épisode est structuré de la façon suivante :

  • Désignation des Traîtres par l’animateur ;
  • Epreuve d’immunité ;
  • Accès à l’antichambre pour tenter de trouver l’immunité ;
  • Réunion des Traîtres (pour potentiellement bannir un Loyal).
Les candidats ferment les yeux, et l’animateur touche l’épaule de ceux qui deviendront des Traîtres. Mouais, c’est un peu cheap comme mise en scène… notons d’ailleurs qu’en saison 2, ils auront droit à des bandeaux pour les yeux. Le budget a grimpé, entre temps !

A partir de l’épisode 2, et jusqu’à l’épisode 5, la structure devient la suivante :

  • Révélation du candidat potentiellement banni par les Traîtres ;
  • Epreuve d’immunité ;
  • Accès à l’antichambre pour tenter de trouver l’immunité ;
  • Cérémonie d’élimination de la Table ronde (vote pour éliminer l’un des candidats) ;
  • Réunion des Traîtres.

L’épisode 6, quant à lui, suit les mêmes 3 premières étapes ; mais en remplaçant l’immunité par un vote compte double lors de la cérémonie d’élimination qui suit. Ou plutôt, les cérémonies ; car il y en a trois qui s’enchaînent, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que 3 candidats. A l’issue de celles-ci, s’il reste encore au moins un Traître parmi les candidats encore en lice, les Loyaux ont perdu.
Par ailleurs, on m’a signalé dans les commentaires (merci pour la précision) une petite subtilité spécifique à la saison 1, que j’avais complètement oubliée : s’il y a au moins deux Traîtres parmi les gagnants, on a droit à un mini-dilemme du prisonnier entre eux (i.e. sans se concerter, décider si on préfère garder l’argent pour soi ou le partager). Et je comprends finalement pourquoi je l’ai oubliée, puisque les rebondissements des cérémonies étaient bien plus intéressants, et qu’au final le problème ne s’est pas vraiment posé. Et puis bon, depuis ma critique de Divided, vous savez ce que je pense de ce genre de rebondissement ultime totalement artificiel… bref, tant mieux qu’ils ne l’aient pas conservé dans les saisons ultérieures.

Notez les petites ardoises devant chaque candidat pour dire pour qui il a voté. Et à l’issue de l’épisode 6, ça se répète plusieurs fois.

C’est une structure plutôt bien rodée, surtout en tant que Loups-garous like ; avec toutefois quelques subtilités un peu plus spécifiques.

Concernant l’immunité, celle-ci ne peut être obtenue que par un seul candidat (voire aucun, si l’épreuve s’y prête) ; et elle ne fonctionne que pour éviter le bannissement par les Traîtres (le candidat « immunisé » peut donc très bien se faire éliminer pendant la cérémonie de la Table ronde).
Par ailleurs, c’est une immunité attribuée secrètement. En effet, les épreuves ne désignent pas un gagnant ; mais plutôt un ensemble de candidats gagnants. Le plus souvent à l’issue d’une confrontation entre deux (voire trois) équipes ; mais parfois à l’issue d’une épreuve collective, où les candidats peuvent se faire disqualifier en cours de route, et où il est possible d’échouer collectivement (auquel cas, personne ne pourra prétendre à l’immunité).
Les candidats gagnants peuvent alors pénétrer un à un dans une antichambre, dans laquelle se trouvent des casiers fermés (autant que de candidats gagnants). Tour à tour, ils ouvrent chacun un casier, en toute discrétion ; sachant que l’un d’entre eux contient l’amulette d’immunité. (Il en est de même pour l’objet du 6e épisode – un couteau – permettant de voter double.)
Deux cas de figure se présentent alors :

  • Si c’est un Traître qui obtient cette immunité, n’importe qui pourra alors être éliminé au début de l’épisode du lendemain ;
  • Si c’est un Loyal, il est sûr de ne pas se faire bannir durant la nuit suivante ; en revanche, comme les Traîtres ne savent pas de qui il s’agit, ils peuvent désigner le candidat immunisé sans faire exprès ; auquel cas, il n’y aura pas d’élimination !
L’amulette est rangée dans l’un des casiers fermés. Chaque candidat qualifié pourra en ouvrir un, et un seul.

Ce twist qui me rappelle le personnage du Salvateur dans Loups-garous (un personnage très optionnel, d’ailleurs, pas l’un de ceux dont on parle le plus… dommage) est plutôt intéressant dans l’idée, pour créer un peu de suspense ; mais d’un autre côté, si les Traîtres ne savent pas qui est potentiellement immunisé, ils savent en revanche très bien qui ne l’est pas (en l’occurrence, les candidats de l’équipe perdante au jeu d’immunité précédent). Donc je trouve l’intérêt finalement un peu limité ; et je me demande d’ailleurs si ce n’est pas également la raison pour laquelle ces épreuves ont également un enjeu secondaire, dont on reparlera plus loin.
Par ailleurs, je suis un peu dubitatif sur la façon dont les équipes sont composées au préalable, l’émission étant totalement opaque à ce sujet…

Notons par ailleurs que les réunions des Traîtres servent à désigner le Loyal qui se fera bannir en début d’épisode suivant ; mais elles peuvent également avoir un autre rôle, dans certains cas précis.
Ainsi, si les Traîtres ne sont plus que deux, ils peuvent renoncer à éliminer un Loyal cette nuit-là ; pour, à la place, en recruter un en tant que Traître. La proposition est alors transmise anonymement au Loyal désigné ; qui peut accepter ou décliner la proposition.
Bon, j’ai un peu raillé le côté « ça arrange la production », vu que c’est le genre de règle qui me semble clairement pensée dans cette optique ; mais je reconnais que ce n’est pas inintéressant pour rebattre les cartes. Donc why not.

Cette enveloppe aurait pu contenir un message pour dire que son destinataire va être banni ; mais dans ce cas spécifique, c’est pour lui proposer d’intégrer le côté obscur de la Force.

Sinon, je n’ai pas grand-chose à dire au sujet des cérémonies de la Table ronde, qui sont très classiques pour ce genre de jeu (chacun vote pour celui qu’il veut voir éliminé, et celui qui a le plus de voix dégage) ; si ce n’est que le fait d’en avoir trois d’affilée à la fin fait peut-être un peu « expéditif » pour terminer la saison. A nouveau, on sent un peu la contrainte du format de saison avec un nombre d’épisodes prédéfini…

Des enjeux monétaires… maladroits

Je viens de parler de l’enjeu principal constitué par la confrontation Traîtres/Loyaux ; parlons à présent de l’enjeu plus secondaire constitué par la cagnotte à faire fructifier.

Mais avant ça, petite digression rapide, pour préciser que les candidats sont des people.
Je ne dis pas ça pour faire mon laïus habituel sur le fait que j’aurais préféré des anonymes, parce que les people se la ramènent trop ; en fait, ici, j’ai même trouvé le casting très bon. Bon, je pourrais chipoter sur le fait que la production adore les couples, vu qu’on a non seulement un couple de candidats durant cette saison 1 ; mais que ce sera systématiquement le cas pour les saisons suivantes. Après, le seul problème que j’ai avec ça, c’est que… je hais les couples qui me rappellent que je suis seul, je déteste les couples, je les hais tout court ?

Désolé, pas pu m’en empêcher. Faudrait vraiment que je me trouve quelqu’un, quand même…

En revanche, qui dit people, dit association(s) à défendre : aussi, chacun défend son association ; et les people qui remportent la finale (i.e. les Traîtres ne s’étant pas fait démasquer lors du dernier Conseil, ou les Loyaux ne s’étant pas fait bannir jusqu’au bout) se partagent une cagnotte, établie grâce à des épreuves, et pouvant atteindre un montant maximal de 49 000 € (oui, je ne sais pas pourquoi M6 n’a pas arrondi à 50 000 €… un budget trop ric-rac peut-être, on en reparle).

Et… je ne suis pas très fan de cette façon de gérer les enjeux monétaires.
Bon, déjà, parce que les épreuves gèrent assez mal le système de cagnotte (on en reparle juste après) ; mais, aussi, car je n’aime pas trop le fait qu’on mette des associations en « compétition ».
Après, c’est loin d’être le seul jeu à le faire. Dans Je suis une célébrité, sortez-moi de là ! notamment, chaque people joue pour sa propre association, et il n’y a qu’un seul gagnant.
Mais la différence, c’est que dans JSUCSMDL, la mécanique d’élimination des candidats n’est pas la même. En saison 1, c’est le candidat qui a reçu le moins de votes par téléphone (ce qui remet la faute sur le spectateur plutôt que sur les candidats, certes…) ; et en saison 2, c’est une épreuve éliminatoire à la fin de chaque épisode. En outre, la production garantit tout de même un minimum syndical aux associations représentées par les people éliminés.
Alors que dans Les Traîtres… ça me gêne quand même un peu que les people puissent s’éliminer mutuellement, d’autant plus avec un concept où n’importe qui peut partir sur-le-champ de façon totalement imprévisible ; en sachant ce qu’ils sont censés représenter.
Et c’est la raison pour laquelle je trouve que ce genre de concept aurait mieux rendu autour d’anonymes… comme l’aura fait Loups-garous, dont on reparlera la prochaine fois (et profitez du compliment que je viens de lui donner, car il n’y en aura – bizarrement – pas beaucoup d’autres…).


Bon, après, admettons. Je reconnais que c’est une gêne plutôt personnelle ; mais elle ne m’empêche pas non plus de profiter du programme.
En revanche, ce que je trouve beaucoup plus gênant, c’est la façon dont les enjeux monétaires viennent se corréler aux enjeux principaux.

En effet, j’ai parlé rapidement des épreuves d’immunité un peu plus haut ; mais ce que je n’ai pas dit, c’est qu’en plus de déterminer les candidats qui peuvent accéder à l’antichambre pour tenter d’obtenir l’immunité, ces épreuves servent également à faire fructifier la cagnotte.
Dans l’idée, ce double enjeu rappelle un peu Qui est la taupe ?, où les différentes épreuves permettaient aussi bien de remporter de l’argent que des avantages pour les joueurs (jokers pour répondre au questionnaire de fin d’épisode, immunité…) ; et le plus souvent, ces avantages se remportaient au détriment de l’occasion de gagner de l’argent supplémentaire. Même si la possibilité de remporter des avantages n’était certes pas systématique.
En revanche, c’est un aspect que Les Traîtres a beaucoup moins bien su gérer que QELT ; et je dirais même que c’est le pire point du jeu question mécanique.

Le problème, c’est que, dans les deux cas, on a toujours cet enjeu double au niveau de l’avantage de jeu et de la cagnotte. Et ça s’entrelace à mon sens très mal. Car soit le remplissage de la cagnotte pâtit du côté compétitif de l’épreuve ; soit la sélection de candidats « gagnants » sort un peu de nulle part…
Et si ça fonctionne dans Qui est la taupe ?, c’est parce que les épreuves ont un enjeu principal clair (la constitution de la cagnotte) ; mais, surtout, une stratégie omniprésente. Que ce soit de la part de la Taupe, pour faire fructifier sa propre cagnotte tout en restant discrète ; mais aussi des autres candidats, pour maximiser leurs chances de rester le plus longtemps possible, voire brouiller l’enquête des autres candidats. Ce qui promet des dilemmes intéressants, au service de l’enjeu principal, à savoir l’identification de la Taupe.
Mais dans Les Traîtres, les épreuves ne servent aucun enjeu stratégique. En fait, par moments, on est même plus proche d’épreuves d’immunité à la Koh-Lanta auxquelles on aurait rajouté un enjeu monétaire au forceps, que d’épreuves à la QELT…

Pour prendre un exemple, parlons de la première épreuve.
Dans les grandes lignes, deux équipes s’affrontent ; et la première à obtenir trois lingots (les lingots symbolisant l’argent de la cagnotte) remporte l’épreuve.
Problème : si l’équipe gagnante a été performante au point de ne pas laisser l’autre équipe remporter des lingots, ça fait de l’argent en moins pour la cagnotte. Donc ça atténue un peu le côté compétitif…

Pour l’instant, trois lingots ont été remportés ; mais reste à savoir si, au total, il y en aura 4 ou 5, selon si l’équipe rouge aura réussi à rattraper un peu son retard ou non.

Je trouve même que c’est une occasion gâchée pour inscrire les épreuves dans la dimension de « sabotage » ; puisque cet enjeu monétaire n’incitera généralement pas les Traîtres à saboter (subtilement, of course) une épreuve, afin par exemple de s’assurer que le Loyal qu’ils ont dans le viseur ne fasse pas partie des gagnants.

De fait, les enjeux des épreuves ont tendance à se mélanger très maladroitement. En fait, je ne comprends pas pourquoi ne pas avoir opté pour un schéma plus classique, avec des épreuves destinées uniquement à remporter l’immunité, et d’autres uniquement destinées à gagner de l’argent…
D’ailleurs, j’ai même envie d’aller plus loin, en disant qu’on aurait finalement pu tout simplement se passer d’épreuves à enjeu monétaire, en donnant directement une somme fixe à la fin du jeu. Après tout, l’intérêt principal du programme reste de voir comment les candidats se comportent selon leur camp (Traîtres ou Loyaux) ; alors que les enjeux monétaires restent globalement assez secondaires. Même si je reconnais que certaines épreuves n’auraient alors plus trop eu leur place dans le concept (à moins d’un remaniement plus conséquent), ce qui aurait été un peu dommage car certaines d’entre elles faisaient partie des plus intéressantes. Et puisqu’on en parle…

Les épreuves

J’avais gardé un souvenir un peu hétérogène des différentes épreuves ; mais après revisionnage, je reconnais que ça restait globalement correct (au moins).
Je ne vais pas forcément toutes les citer ; mais dans l’ensemble, ces épreuves sollicitent des qualités différentes, et font souvent appel à l’esprit d’équipe (à l’exception de l’épisode 6, où les candidats jouent chacun pour soi). La plupart sont tout de même un peu composites, mais c’est mineur.

Si je devais citer l’épreuve qui m’a à la fois le plus plu et le plus déplu, ce serait celle de l’épisode 2.
Les candidats ont été répartis en plusieurs groupes, avec des “missions” assez différentes à réaliser (mais toutes axées sur le thème de « la peur »…) pour faire fructifier la cagnotte ; et, pour chaque équipe, quatre lingots sont en jeu. Celle qui en obtient le plus va dans l’antichambre d’immunité.
Bon, déjà, le premier défaut de cette épreuve, c’était son côté très composite, sans raison particulière, faisant comparer des choux et des carottes (et à nouveau, je pense que ça m’aurait un peu moins dérangé si le jeu avait été plus transparent sur la façon de répartir les candidats en équipes…) ; puisqu’un groupe devait sauter à l’élastique, un autre répondre à des énigmes dans des cercueils sous terre (c’est cette partie-là qui m’a le plus déplu, surtout avec les commentaires d’Éric Antoine… j’y reviendrai), et le dernier remplir une mission plus… particulière.
Pour résumer cette dernière mission, un groupe de candidats devait pénétrer un à un dans une cabane suspecte, sans savoir ce qui les y attendait ; et, lorsque le premier candidat y est entré, il a eu la surprise de constater qu’il n’avait pas besoin de faire quelque chose d’effrayant ou quoi. Car sa mission était en réalité de revenir auprès de ses coéquipiers, et de les dissuader d’aller explorer la cabane à leur tour, en utilisant les accessoires mis à disposition dans celle-ci ; mais, surtout, sans leur dire qu’en réalité, c’est la règle de l’épreuve qu’il est tenu de suivre. S’il se montre assez convaincant et que les autres n’y vont pas, la cagnotte en jeu est sauvée dans son intégralité ; mais si le candidat suivant veut quand même tenter sa chance (et découvrir à son tour que l’épreuve est en réalité bidon), une partie de la cagnotte s’envole alors. Et ce, jusqu’à ce que les autres refusent de pénétrer dans la cabane.
C’était pour moi le plus original de ce que cette saison 1 avait à proposer, et c’était très rafraîchissant d’avoir une épreuve a priori centrée sur des phobies jouer en réalité sur la psychologie de groupe. Bon, malheureusement, c’est le genre d’épreuve qui ne fonctionne qu’une seule fois ; mais cette fois-là valait véritablement le coup d’être tentée.

A première vue, ça n’a vraiment pas l’air rassurant. Un homme à l’air louche, des seaux remplis d’on ne sait quoi…
… alors que finalement, tout ça n’est qu’une mise en scène, pour que la candidate se débrouille pour donner l’impression que cette épreuve est répugnante à ses camarades !

Et dire qu’en parallèle, on nous a montré des candidats enterrés vivants sous les quolibets de l’animateur… soupir. Et encore, là, il n’y avait rien d’autre dans le cercueil qu’eux-mêmes ; alors qu’en saison 2, ils n’ont pas pu s’empêcher d’y rajouter des insectes, et d’en faire directement la toute première épreuve de la saison… (vous comprenez mieux pourquoi j’ai jeté l’éponge avec la saison 2 au bout de seulement 20 minutes ?)

Allez mourir. La production pour avoir eu ce genre d’idée, hein, pas les candidats.

En un peu moins mémorable, mais dans le positif, j’ai également apprécié l’épreuve où des candidats se sont fait kidnapper durant la nuit, et où le but du reste du groupe était de le sauver dans le temps imparti, en suivant certaines indications.
En sachant également que des disqualifications potentielles étaient possibles en cas de mauvaises réponses, les candidats concernés ne pouvant donc pas accéder à l’antichambre… et encore, à condition que la mission de délivrer les kidnappés à temps soit remplie, sinon personne n’ira.
J’aime bien. Non seulement ça change des confrontations par équipes ; mais, de plus, l’imbrication de l’enjeu monétaire est moins gênante dans un contexte purement collectif comme celui-ci.

Et en « mémorable » pour les mauvaises raisons, citons la dernière épreuve, qui consistait en… une succession de jeux de récréation, genre chaises musicales, sorte de memory et jeu de pronostics sur le nombre de billes dans la main de l’adversaire.
Euh… oui, la raison pour laquelle j’ai trouvé ça mémorable, c’est parce que je n’en revenais pas de voir une épreuve aussi low-cost que même les jeux d’aventure de France 4 des années 2010 (type Droit devant ou Bunker) n’ont pas osée, de surcroit dans le dernier épisode. Clairement pas la meilleure impression qu’on pouvait donner à une fin de saison…

Oui, ils sont juste en train de jouer aux chaises musicales. On va dire que ça reste toujours mieux que la version Fort Boyard avec les Bodins… (non pas que ce soit un grand exploit…)
Et sinon, on a aussi quelques épreuves où l’on profite des possibilités offertes par l’environnement ; ici, avec le Centre National du Costume et de la Scène, à Moulins, où il faut retrouver des costumes avec les symboles décrits par le reste de l’équipe. (Enfin, en très simplifié, l’épreuve étant plutôt tarabiscotée dans son ensemble)

Un mot sur les aspects superficiels

Cette dernière épreuve est d’ailleurs la plus significative d’un « problème » plus global : on sent que l’émission a eu droit à un budget plutôt resserré, et que la production n’a pas totalement su le dissimuler… d’ailleurs, je me demande si ce n’est pas aussi pour ça qu’on a un montant théorique maximal de 49 000 €, plutôt qu’un montant rond genre 50 000 €. Il manquait 1 000 € pour boucler le budget de l’émission, et ça a été réalisé en cours de route ?

Parlons un peu de l’animation. Bon, pour une fois que M6 n’a pas automatiquement dégainé Stéphane Rotenberg pour un concept de ce genre, ça fait plaisir de voir un peu de diversité à ce niveau-là ; en revanche, le choix d’Éric Antoine… j’ai du mal.
Précisons toutefois que je ne le connais quasiment pas en dehors de son rôle d’animateur dans quelques émissions de M6, dont LEGO Masters, Le juste prix, La roue de la fortune, et donc celle-ci. Je sais juste que, de base, il est illusionniste, et s’est fait connaître du grand public grâce à La France a un incroyable talent (où il est même devenu juré quelques années plus tard). Et, plus anecdotiquement, il avait aussi incarné un personnage sorti de nulle part dans une émission de Fort Boyard en 2015… bon, je n’ai eu aucun problème avec lui en particulier, c’est surtout à la production que j’en veux toujours énormément pour son concept de « personnages-people », qui est l’une des idées les plus foireuses que l’émission n’ait jamais eues.
Et je sais également qu’il aime introduire de l’humour dans ses interventions ; en particulier ses spectacles. Je pense que je pourrais y assister un jour d’ailleurs, vu que j’ai beaucoup apprécié certains spectacles d’illusionnistes auxquels j’ai pu assister, et dont certains incluaient une touche d’humour plaisante.

En revanche, en tant qu’animateur TV… j’ai toujours du mal.
Déjà, on sent qu’il n’est pas animateur de base, et qu’il a été propulsé à ce niveau-là par opportunité (d’autant plus que c’est la spécialité de M6 d’embaucher des people qui se sont fait connaître dans des domaines bien éloignés de l’animation…). Et il ne s’en sort certes pas si mal que ça, surtout au fil du temps, à force de se roder à l’exercice. En outre, il dégage un capital sympathie assez fort, en particulier dans les jeux aux candidats anonymes comme Le juste prix.
Néanmoins, c’est son style d’animation auquel je n’accroche pas. Autant sa façon d’introduire de l’humour dans des spectacles qu’il écrit lui-même doit très bien passer ; autant introduire son grain de folie personnel dans des jeux TV qui ont déjà leurs propres codes, et où il est censé avoir un rôle plus « fonctionnel »… mouais. Question de goûts et de couleurs, j’imagine…
Après, pour des jeux plus divertissants comme Le juste prix ou La roue de la fortune, ça peut encore passer ; en revanche, quand il se donne le même style dans un jeu comme Les Traîtres, dont le ton est tout de même censé être un peu plus sérieux (même sans aller jusqu’à un style type Koh-Lanta, on serait plutôt dans un style type Qui est la taupe ?), ça passe beaucoup moins bien. Ainsi, à plusieurs reprises, j’ai soupiré en le voyant faire son numéro, car je ne l’ai pas trouvé spécialement drôle, ou que je n’ai pas trouvé très subtile sa façon d’alléger l’ambiance. En fait, je trouve même que ça verse un peu dans le surjeu par moments.
Mais le pire, ça a été lors de la fameuse épreuve où les candidats étaient enterrés vivants, et où il s’en est amusé, pendant que certains paniquaient. Grrrrr… bon, je pense que, 10 ans plus tôt, ça ne m’aurait pas autant agacé ; mais à force de m’être coltiné des personnages du même genre dans Fort Boyard depuis 2013, ce genre d’humour sadique a fini par tout particulièrement m’exaspérer. Ça doit d’ailleurs expliquer en partie pourquoi je n’aime pas son style d’animation un peu foufou, qui me fait un peu penser à Willy Rovelli (du moins, son personnage dans FB) sur les bords. Et vu que c’est devenu le personnage de l’émission que je hais le plus… (et pourtant il y avait de la concurrence, n’est-ce pas Cyril Gossbo ?)

En revanche, pour terminer sur un point positif notable ; je dois dire que le rythme est vraiment très bien géré. Hormis peut-être les 20 premières minutes (le temps que le concept s’installe), je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, et je n’ai relevé quasiment aucun temps mort. En outre, le suivi du programme est resté très fluide et compréhensible, donc on n’a pas trop taillé dans le gras non plus façon Code Delta.
En outre, le casting ayant été bien réalisé, il a permis des scenarii assez intéressants voire surprenants, qui ont maintenu mon intérêt de visionnage jusqu’au bout. Je n’en dirai pas plus là-dessus ; mais en tout cas, le jeu a su poser les bons jalons pour que cette saison 1 soit plaisante à suivre scénaristiquement parlant.

Total : 11,5/20

Même si j’ai dû insister davantage sur les points négatifs dans cette critique, je n’ai pas détesté cette saison 1 des Traîtres ; que j’ai finalement trouvé acceptable et plutôt correcte, et un début plutôt encourageant.
Certes, la gestion des enjeux est faite assez maladroitement, je ne suis pas fan de l’animateur, le manque de budget se fait un peu trop ressentir par moments, et les épreuves sont un peu inégales (en versant parfois dans le putassier, même si ça reste rare) ; mais tout ça reste compensé par le fait que le programme reste agréable à suivre par ailleurs.
En effet, le rythme est très bien géré, certaines épreuves se démarquent positivement, le casting est très bon, et il a offert une très bonne gestion du suspense jusqu’au dernier épisode. Je pense d’ailleurs que cette exécution m’a permis d’apprécier cette base certes intéressante, mais qui restait encore un peu trop bancale pour moi. En tout cas, le programme a réussi à conserver mon attention jusqu’au bout, ce qui est déjà une très bonne chose.

Mais bon, c’était la saison 1 ; aussi, c’était normal qu’elle semblât se chercher encore un peu. Et si ça se trouve, peut-être que certains de ces points ont été améliorés par la suite… enfin, sauf le côté inégal et potentiellement putassier des épreuves visiblement, vu que la saison 2 a démarré directement par l’un des pires concepts de la saison 1.

Après, en matière d’adaptations des Loups-garous de Thiercelieux, on a désormais le choix ; aussi, le jeu suivant devrait probablement me satisfaire davantage… ou pas. Mais pas pour les mêmes raisons. C’est ce qu’on verra la prochaine fois.

garsiminium

Enchanté, moi c'est garsim. Bienvenue sur mon blog, où je parle de différents sujets, légers comme moins légers.

Cet article a 2 commentaires

  1. Style Fire

    Point de correction assez important : « Le camp en supériorité numérique remporte la partie, et se partage l’argent de la cagnotte. » ce n’est pas vrai, le camp des loyaux ne gagne qu’à condition qu’il y ait un trio final avec SEULEMENT des loyaux, si il y a ne serait-ce qu’un seul traître dans le trio final c’est le traître qui gagne. D’ailleurs, tout le monde l’a oublié, mais en saison 1 seulement, si 2 traîtres sont dans le trio final, alors ils doivent jouer un dilemme du prisonnier pour savoir comment se partager (ou non) la cagnotte, un twist (inutile selon moi) qui renforce encore plus le côté individuel du jeu, ce qui est assez ironique sachant que dans chaque future saison gagnée par les traîtres, on apprend à la fin de la saison qu’ils s’étaient mis d’accord à l’avance pour se partager la cagnotte après le jeu même en cas d’élimination. C’est d’ailleurs la grosse différence entre les Traîtres et les Loups-garous, dans les Traîtres on ne peut pas gagner en étant éliminé alors que dans les Loups-garous on peut.

    J’étais moi aussi plutôt partagé après la première saison des Traîtres. Je trouvais que les épreuves étaient le pire point du jeu pour à peu près les mêmes raisons, je n’ai pas du tout aimé le fait que les traîtres n’ont strictement aucun intérêt à les saboter – alors qu’elles prennent la moitié de l’épisode et que les candidats se basent dessus pour leurs suspicions – à tel point que je recommandais aux gens de regarder l’émission mais en passant les épreuves !
    Mais en continuant à regarder les saisons suivantes, j’ai constaté que l’enjeu monétaire devenait de moins en moins important au fil des saisons. Au fur et à mesure qu’on avance dans les saisons, il y a de moins en moins d’épreuves avec un enjeu monétaire, jusqu’à ne quasiment plus en avoir du tout dans la saison 4. Ce qui est bizarre, c’est qu’il y a apparemment toujours une cagnotte qui monte au fur et à mesure de la saison puisqu’Eric Antoine y fait parfois référence en voix-off. Mon hypothèse est que les épreuves servent toujours à gagner de l’argent mais que cet enjeu est devenu beaucoup plus fixe (avec des prétextes nuls genre « on va jouer 3 manches et vous gagnez 1 lingot par manche ») et donc coupé à l’antenne.
    Même si la gestion de la cagnotte est assez opaque, je préfère cette approche centrée sur la mécanique (immunité, double vote ou parfois indice !), ça permet de mettre en valeur le fait que ça reste malgré tout un jeu individuel.

    Concernant Eric Antoine, je trouve que le style d’animation qu’il a choisi pour cette émission est particulièrement adapté : il n’a pas forcément pour but d’alléger l’ambiance ou de faire rire, mais plutôt de stresser les candidats et de jouer un personnage de maître du jeu raccord avec l’ambiance relativement horrifique du jeu, de ce point de vue là c’était plutôt réussi pour ma part.

    1. garsiminium

      Merci pour le commentaire et les précisions ^^ et j’étais sûr que j’allais faire une erreur au niveau des règles, vu que ce point-là restait encore un peu flou dans mon esprit… c’est désormais corrigé.

      Merci aussi pour les précisions sur les épreuves. J’ai d’ailleurs eu quelques échos comme quoi celles-ci devenaient également un peu plus « thématisées » ; ce qui, si c’est confimé, pourrait être un argument pour que je m’intéresse aux saisons suivantes. (C’est vraiment dommage qu’il ait fallu que la saison 2 démarre directement en mode trash comme ça, alors que c’était le genre d’état d’esprit que je voulais fuir à tout prix à l’époque, ça m’a vraiment laissé présager le pire…)

      Je reconnais que je suis un peu dur envers Eric Antoine, d’autant plus que ce n’est pas directement sa faute. En fait, c’est très personnel ; mais depuis qu’on a eu des personnages façon Rovelli dans Fort Boyard, j’ai de plus en plus de mal à supporter ce style d’animation un peu foufou… et, personnellement, même si le but est effectivement de stresser les candidats (et qu’il le fait bien), j’ai davantage tendance à ressentir de l’agacement en tant que spectateur. Surtout pendant des épreuves qui se veulent vraiment horrifiques…

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