soupir… vous avez déjà eu ce sentiment d’accrocher à un jeu d’aventure feuilletonnant, pour être particulièrement déçu par la façon dont il se conclut ? Moi aussi, à plusieurs reprises.
Les plus notables concernant Pékin Express, en particulier depuis le retour du programme en 2018, où les trois derniers épisodes enchaînent des mécaniques que je déteste : le drapeau rouge, les enveloppes noires aléatoires, et un Time is money qui manque cruellement de régulation. À tel point d’ailleurs que j’ai jeté l’éponge seulement 3 saisons plus tard, parce que ça me frustrait vraiment beaucoup trop d’être pris par les deux premiers tiers de chaque saison, pour que ce sentiment soit complètement gâché par des mécaniques totalement incapables de se remettre en question dans les derniers épisodes. Ce qui n’a d’ailleurs pas du tout été aidé par le fait d’avoir eu droit exactement au même scénario foireux pendant deux saisons consécutives (les saisons 12 et 13)…
Bref. Il y a deux autres jeux d’aventure qui m’ont procuré ce sentiment : Escape, 21 jours pour disparaître, dont je reparlerai très certainement dans une autre critique ; et le jeu d’aujourd’hui.
Retour donc sur feu C8, en 2017. La chaîne lançait alors Cash Island, un jeu d’aventure en quatre épisodes, présenté par Benjamin Castaldi. Une création française de Vivendi Entertainment, qui semblait d’ailleurs avoir des ambitions à l’international.
Et… ça n’a pas énormément fait parler, à tel point que le jeu ne dispose même pas de sa propre page Wikipédia, et que je n’ai aucune idée de si ça a réussi à s’exporter ou non. Nonobstant un lancement relativement encourageant, avec environ 800 000 téléspectateurs et 4,2% de part de marché, le programme n’aura pas su fidéliser son public ; et, en moyenne, il a été suivi par 527 000 téléspectateurs et 2,8 % de part d’audience. Ce qui rappelle malheureusement Amazing Race, à croire que les jeux d’aventure sont condamnés à flopper au-delà du canal 6 (… si on ne compte pas Gulli qui s’en est mieux sortie avec des marques comme Tahiti Quest).
Bon, parmi les “défauts” évidents qui auraient pu expliquer le flop du programme, on pourrait citer le côté “copie de Koh-Lanta” (ou plus généralement, d’un jeu du Big Four des jeux d’aventure…) ; mais vous savez que, personnellement, ça ne me dérange pas. Au contraire, je suis même souvent content d’avoir de temps en temps des alternatives à des programmes qui sont très loin de rester constants dans leur qualité, ou dont la vision artistique tend à me déplaire à la longue.
Non, personnellement, comme je l’insinuais en introduction, le premier épisode m’a même donné envie d’enchaîner rapidement avec la suite ; et ce qui m’a vraiment le plus agacé n’a fait surface que vers la fin du programme, soit à un moment où le public avait déjà commencé à se désintéresser du jeu. Donc… oui, je suppose que le problème venait encore et toujours du fait qu’aux yeux du grand public, c’était un sous-<insérez ici le nom d’un jeu d’aventure du Big Four>, diffusé de surcroît sur une chaîne dont la majorité des spectateurs venait surtout pour Hanouna et se fichait un peu du reste.
En revanche, avant de commencer la critique, je me dois de préciser cette fois-ci que, contrairement à Qui est la taupe ?, je ne me gênerai pas au niveau des spoilers éventuels, dans la mesure où ils me permettront d’expliquer en partie le ressenti négatif que j’ai pu avoir. Donc si vous n’avez pas vu le programme et que vous préférez le découvrir avant (ça tombe bien, ils ont été mis à disposition sur Youtube récemment), foncez.
Koh-Lanta… avec de l’enquête et du bluff à la place de la survie
Oui, si on devait résumer très grossièrement le programme, on pourrait dire que c’est Koh-Lanta, mais en remplaçant les épreuves de confort par des épreuves de Qui est la taupe ? et en remplaçant la survie par… euh… Loft Story ? (On en reparlera un peu plus loin)
Alors, bien sûr, Cash Island a ses propres spécificités ; toutefois, dans la forme, c’est assez difficile de ne pas penser à Koh-Lanta. Le jeu a lieu dans un cadre tropical, et met en avant des épreuves physiques pour la plupart, exécutées par un casting censé être un minimum sportif ; les candidats sont éliminés directement par leurs co-équipiers à chaque fin d’épisode avec un Benjamin Castaldi qui se veut tout aussi agitateur que Denis Brogniart ; le montage est très évocateur lui aussi…
À nouveau, le fait d’avoir des similarités ne me dérange pas. Toutefois, certaines d’entre elles m’ont semblé un peu superflues. En particulier les codes “télé-réalité”, mais on y reviendra.
Bref. En début de partie, les 10 candidats disputent une épreuve, qui permet aux différents candidats de remporter une carte au trésor, selon leur ordre d’arrivée. Celui qui arrive premier de l’épreuve a l’avantage de pouvoir voler la carte au joueur de son choix.
Mais parmi ces 10 cartes, seule l’une d’entre elles dévoile l’emplacement d’un trésor, toutes les autres renvoyant vers des leurres (qui prennent la forme de boulets).
Le candidat qui a le privilège (ou non, ça dépend du point de vue) de tomber sur le trésor lors de sa recherche devient le Maître du jeu.

Puis tous les candidats s’installent dans une base meublée de façon plutôt confortable (à nouveau, il n’est pas question de survie ici), et dont les moments de vie font un peu penser à ceux des télé-réalités des années 2000. Mais ça va, ils ne sont pas non plus très nombreux.
Je n’ai rien de plus à dire sur cette base, si ce n’est qu’elle dénote peut-être un peu trop avec le caractère plus exotique du reste du programme.


Ce qui va être intéressant, ce sera surtout le reste.
Car le but du Maître du jeu est de ne pas se faire démasquer ; et le but des autres candidats est (évidemment) de trouver son identité, façon Qui est la taupe ?. Sauf qu’ici, le Maître du jeu n’a pas d’immunité qui court tout au long du programme, et peut très bien se faire éliminer à l’issue de l’épisode ; auquel cas, un nouveau Maître du jeu est désigné au début de l’épisode suivant.
Ainsi, les trois premiers épisodes sont structurés de la façon suivante :
- Désignation du Maître du jeu via une épreuve d’orientation (optionnel, fait uniquement au début de l’épisode 1 et lorsque le MJ se fait démasquer à l’épisode précédent) ;
- Épreuve en binômes, dont l’enjeu est à la fois d’avoir des indices sur l’identité du MJ, et de se qualifier pour l’épreuve d’immunité ;
- Épreuve d’immunité, dont l’enjeu est de gagner… une immunité (duh !) ;
- Assemblée de fin d’épisode, où deux candidats sont éliminés.
L’épisode final disposant de ses propres règles, on y reviendra plus loin.
Le rôle du Maître du jeu et l’enquête
Dans chaque épisode, une épreuve en binômes est jouée en premier lieu.
Celle-ci consiste en un mini-trek, ponctué par une épreuve, qui dépendra du binôme. Les épreuves étant de différentes natures et nécessitant différentes qualités (physique, endurance, réflexion…), mais qui ont toutes en commun de nécessiter de la coordination entre candidats.
Cependant, les binômes sont composés par le Maître du jeu ; et c’est également lui qui décide à quel binôme attribuer chaque épreuve.

Bien entendu, les candidats ne savent pas du tout qui est le MJ, seul l’animateur étant au courant de son identité et l’accompagnant dans ses décisions.
C’est d’ailleurs un détail, mais je ne suis pas très fan de l’idée de voir l’animateur assister aux décisions du MJ. Dans QELT, la surprise de l’identité de la Taupe était gardée totale pour Stéphane Rotenberg, ce qui aidait non seulement à garder le mystère (bon, ici, le spectateur est au courant de l’identité du MJ dès le départ, donc ce n’est pas un problème) ; mais également à éviter que l’animateur ne donne une information aux candidats par inadvertance. Alors qu’ici, même si ce n’est apparemment pas arrivé, avec un Benjamin Castaldi mis dans la confidence, ce n’est pas impossible qu’il fasse un lapsus ou quelque chose du genre pendant une Assemblée…
Fin de la parenthèse.

L’idée que le MJ intervienne secrètement sur les paramètres de l’épreuve rappelle certaines missions de QELT, ainsi qu’une épreuve de Loups-garous ; où c’étaient les “saboteurs” qui définissaient certains paramètres en amont. En particulier, une épreuve de saut à l’élastique (aussi bien dans QELT que Loups-garous d’ailleurs…), où la Taupe devait miser sur les candidats qui accepteraient de sauter, et où les Loups-garous devaient décider qui allait faire l’épreuve.
Mais dans ces jeux-là, ça restait assez ponctuel ; alors qu’ici, le principe est appliqué de façon récurrente à chaque épisode. Et c’est une très bonne idée. J’irais même jusqu’à dire que c’est à mon sens la meilleure idée du concept.
En effet, d’une part, c’est un outil pour le MJ permettant d’atteindre ses objectifs, qui peuvent être aussi bien de s’assurer de réussir l’épreuve (en se mettant avec un binôme performant, en associant des candidats qui ne s’entendent pas, en donnant aux autres des épreuves dans lesquelles ils ne seront pas à l’aise…), que de brouiller les pistes ; et d’autre part, c’est un outil pour les candidats pour déterminer son identité, en analysant la composition des binômes et l’adéquation entre ceux-ci et les épreuves qui leur ont été attribuées.
Quant aux épreuves qui en découlent, non seulement on voit plusieurs qualités être mises en avant, mais elles demandent également de la coordination.
Le seul bémol que je pourrais émettre, ce serait sur le fait que, chaque binôme faisant une épreuve différente, on compare par conséquent des choux et des carottes ; et qu’on n’a pas forcément la garantie que toutes les épreuves puissent être “objectivement” réalisées dans le même temps. Mais vu les épreuves diffusées, je pense que ça restait globalement assez équilibré ; et le but reste de toute façon de jouer sur les qualités et défauts des candidats, donc on n’a pas vraiment moyen de “mesurer” la performance moyenne.

L’enjeu de cette épreuve en binôme est double.
Le(s) binôme(s) arrivé(s) en dernier ne gagnent rien (selon le numéro de l’épisode, il peut s’agir soit du dernier binôme, soit des deux derniers). Tous les autres gagnent le droit de disputer l’épreuve d’immunité, dont on reparlera juste après.
De plus, les deux premiers binômes remportent des indices sur l’identité du MJ (tirés au sort par les candidats les ayant gagnés). Le binôme arrivé deuxième remporte un indice, celui arrivé premier en remporte deux (les indices étant tirés au sort).

Dans l’idée, je trouve que cette façon de répartir les indices est plutôt bonne ; dans l’exécution, je trouve que ce n’est pas totalement au point.
Bon, déjà, les indices sont au passage un petit peu plus évidents que ceux de QELT. Ce qui n’est pas forcément un problème, vu que Cash Island est plus court, et que le MJ peut changer à tout moment ; mais qui peut le devenir si le MJ tend à rester sur plusieurs épisodes. Auquel cas, c’est difficile de le voir rester le MJ du début à la fin… mais d’un autre côté, il aura toujours les épreuves d’immunité pour tenter de sauver sa peau, donc ça compense.


En revanche : « Maître du jeuX » ?!? Vous n’avez pas honte d’avoir fait une faute aussi GROSSIÈRE ?! Qui a écrit ça ?!
Là où je suis beaucoup plus sceptique, en revanche, c’est sur le fait que les indices sont laissés en “libre accès”. En effet, les candidats rentrent dans une salle où ils les récupèrent ; mais ils peuvent très bien les emporter avec eux après, et donc les partager avec les autres candidats.
Ce qui fait que ça casse un peu l’intérêt de n’avoir que quelques candidats ayant le droit de pénétrer dans la salle des indices, si ceux-ci peuvent devenir “open bar” sans problème. À mon sens, on aurait dû interdire aux candidats de les sortir de la salle. Ce qui aurait permis de jouer de façon encore plus stratégique, en permettant aux candidats de mentir sur les indices qu’ils ont eu à leur disposition. Certes, ils peuvent déjà le faire dans cette configuration ; mais bon courage pour justifier auprès de leurs camarades pourquoi ils ne l’ont pas sorti de la salle, alors qu’ils en ont toujours la possibilité physiquement…
Les épreuves d’immunité
Les épreuves d’immunité (nommées « Le challenge » dans le contexte du jeu) sont disputées uniquement par les candidats qui ont réussi à se qualifier pour celles-ci (les autres restant à la base), lors des épreuves en binôme (étant donné que leur enjeu ne sert pas qu’à obtenir des indices sur l’identité du MJ).
Ici, les candidats jouent cependant chacun pour soi.
Chaque épreuve d’immunité se déroule en trois phases distinctes, avec une tâche à accomplir à chaque fois. Il faut réussir une phase pour passer à la suivante.
Le candidat qui réussit la première phase en premier a cependant un avantage supplémentaire : lorsqu’il passe le portail matérialisant le passage à la deuxième phase, il doit arracher la photo de l’un de ses concurrents (les photos étant fixées sur le portail). Celui qui a été arraché est éliminé d’office de l’épreuve.
Idem lors du passage de la deuxième à la troisième phase : le candidat qui finit sa deuxième phase en premier doit arracher à son tour la photo de quelqu’un d’autre, avec la même sanction pour celui-ci.
Parmi les candidats restants, celui qui réussit la dernière phase en premier remporte l’immunité ; ce qui implique qu’il est assuré de ne pas être éliminé à l’issue de l’épisode, mais aussi de disposer d’un certain avantage pour l’Assemblée.



Déjà, notons un bon point concernant la diversité des qualités requises pour faire ces épreuves.
En effet, celles-ci se font en trois phases, avec chacune d’entre elles qui requiert des qualités différentes. Et si les qualités physiques sont les plus mises à l’honneur, on a également une touche de mental et de réflexion, avec par exemple un puzzle à reconstituer ou une suite de mots à mémoriser en guise de dernière phase.
Et étant donné que les différents candidats ne sont pas logés à la même enseigne au niveau de leurs différentes qualités, ce n’est clairement pas plus mal d’avoir varié les plaisirs.
Je ne suis en revanche pas fan de l’idée d’éliminer un concurrent à l’issue de chaque phase, que je trouve un peu de trop.
Dans un autre contexte, je n’aurais pas forcément été contre ce genre de twist ; mais là, ça casse un peu l’idée d’avoir des épreuves qui cherchent à être les plus polyvalentes possibles.
Car ça donne un avantage important au candidat qui termine la première phase de l’épreuve, parce qu’il était plus naturellement avantagé sur celle-ci. S’il en profite pour éliminer celui qui lui poserait potentiellement le plus problème sur les deux autres, ça casse un peu l’intérêt d’avoir fait des épreuves nécessitant plusieurs qualités…
Et, honnêtement, le rôle de manipulation du cours du jeu est déjà bien assuré par l’épreuve en binômes (manipulée par le MJ) et par l’Assemblée qui suit, sans que cette épreuve d’immunité n’en rajoute une couche supplémentaire.

Et c’est d’autant plus problématique que le candidat immunisé a un pouvoir encore plus important qu’on ne le pense durant cette dernière…
Les Assemblées
À chaque fin d’épisode, une Assemblée a lieu ; et, grosso modo, c’est le Conseil de Koh-Lanta, mais avec une villa en toile de fond, des tablettes pour voter, et Benjamin Castaldi à la place de Denis Brogniart (mais toujours avec les répliques fouineuses faites exprès pour que les candidats réagissent et se tapent dessus).
Bon, ok, c’est un résumé très grossier, car il y a quand même une spécificité qui est bien plus que visuelle ici. En fait, il n’y a pas qu’une seule élimination, mais deux ! Bien sûr, le candidat immunisé ne peut pas être désigné.
Le premier candidat éliminé est directement désigné par le vainqueur de l’épreuve d’immunité ; qui hérite par conséquent d’un pouvoir beaucoup plus important qu’on ne pouvait le penser au premier abord ! Et ce n’est d’ailleurs pas tout, puisqu’il intervient également en cas d’égalité juste après.
La victime du candidat immunisé est donc instantanément éliminée ; et les autres candidats doivent alors voter entre eux pour désigner le second éliminé. En cas d’égalité, c’est l’immunisé qui tranche.
Le but premier de ces éliminations est de démasquer le Maître du jeu ; ce qui permet de remporter instantanément de l’argent en cas de succès. Précisons toutefois que, s’il est démasqué, son rôle n’est dévoilé qu’après les deux éliminations (donc s’il est éliminé en premier, le reste de l’équipe ne sait pas encore qu’il a déjà été éliminé).
Si le candidat immunisé réussit à le démasquer, il remporte 10 000 € garantis. Si c’est le reste du groupe qui a permis de le démasquer (i.e. s’il s’agit du second éliminé), il se partage 10 000 €. En revanche, si le MJ n’est pas éliminé, il empoche 10 000 €, et conserve son titre de MJ pour l’épisode suivant.
En cas d’élimination du MJ, celui-ci décide secrètement de son successeur, qui découvrira son nouveau rôle via une épreuve d’orientation au début de l’épisode suivant. Sauf à l’issue de l’avant-dernier épisode, où l’ex-MJ donne directement le nom de son successeur à voix haute (et où il n’y a donc pas d’épreuve d’orientation en début d’épisode suivant). Ce qui va me poser problème, mais on en reparlera plus loin.
Mais, évidemment, comme il y a deux éliminations, ça veut donc dire qu’il y aura forcément au moins un candidat “innocent” qui sautera.
Ce qui n’est pas gênant dans le contexte. Car, contrairement à QELT ou aux Loups-garous-likes, Cash Island assume encore plus l’individualité des candidats ; et, de fait, ce n’est donc pas spécialement incohérent qu’on ait par la même occasion des votes stratégiques à la Koh-Lanta en plus du démasquage du MJ.
Ce qui justifie au final cette double élimination. Ça, plus le fait que les épisodes sont structurés pour fonctionner avec un nombre pair de candidats (pour les épreuves en binôme).

Le seul petit point négatif, c’est que ça n’aide clairement pas à contribuer à l’obtention d’une ambiance très bienveillante… on va en parler tout de suite.
L’ambiance et le casting
Bon, déjà, je pense que je n’ai pas spécialement besoin de revenir sur l’impact de la télé-réalité dans les programmes des années 2000 ; et, surtout, sur ce que cet impact a pu avoir de détestable. On a cherché à faire des candidats des nouvelles stars, à mettre en avant des personnalités trempées, à avoir des moments mémorables souvent basés sur des clashs… bref, pas étonnant que certains aient considéré ce genre de programme comme de la télé-poubelle.
Et, personnellement, ça a suffi à me faire détester des programmes à l’usure. Demandez à Pékin Express à cette période-là, il en sait quelque chose : à force d’avoir des binômes antipathiques, ma motivation fut de plus en plus mise à l’épreuve, au point même que j’ai fini par abandonner certaines saisons en cours de route, et qu’il m’a fallu attendre le retour du programme en 2018 pour pouvoir le visionner plus sereinement. Oui, s’il y a bien une chose que Pékin Express a sincèrement réussi à corriger lors de son retour dans les années 2010, c’est son casting, davantage feel good que durant les années 2000 (nonobstant quelques exceptions heureusement plus ponctuelles), et je ne peux que l’applaudir.
J’ai même eu l’impression que ça pouvait devenir une légère tendance de fond, un signe comme quoi le genre de la télé-réalité d’aventure était capable de mûrir, et ne plus compter sur ce genre de ficelle facile. Car Qui est la taupe ?, autre programme de cette période (lancé en 2015), m’avait également surpris par un casting et un montage globalement bienveillants ; alors que le concept était pourtant basé sur du sabotage !
Bon, après, je ne saurais pas dire si tous les jeux de cette période-là se sont passés le mot ; en particulier Koh-Lanta, pour lequel ça fait belle lurette que je n’ai plus regardé.
Malheureusement, Cash Island semble avoir raté le coche à ce niveau-là, et être resté assez « adolescent » dans sa mentalité… si bien que, moi qui avais fini par m’accoutumer au côté davantage feel good des productions plus récentes, j’ai été désagréablement surpris de me sentir de retour de la sorte dans les travers des années 2000. Ah, C8… tu ne peux décidément pas t’empêcher de copier encore et toujours la TF1 de cette période-là, n’est-ce pas ?
Donc, oui, j’ai trouvé le casting de cette unique saison de Cash Island certes marquant ; mais pas particulièrement sympathique dans l’ensemble, voire assez stéréotypé par moments. Et une bonne partie de leurs interactions et de leurs moments “confessionnal” n’était vraiment pas agréable à suivre, en particulier à force de tous les voir parler en même temps ou hausser le ton régulièrement.
Alors, certes, ce n’est pas aidé par le principe même du programme. À la différence de Pékin Express ou de Qui est la taupe ? dont je parlais plus haut, où les candidats sont éliminés selon leurs performances ; Cash Island a une mécanique d’élimination beaucoup plus directe, où ce sont les candidats qui désignent celui qu’ils souhaitent voir partir. Donc ils sont davantage susceptibles de prendre plus personnellement chaque décision prise par leurs adversaires… c’est un problème qu’on retrouve également dans Koh-Lanta.
Toutefois, j’ai quand même trouvé qu’on aurait pu mieux faire, et minimiser ce côté “clash” un peu trop récurrent à mon goût. D’une part, en minimisant les règles conçues pour créer du clash ; d’autre part, en privilégiant un casting un peu moins “premier degré”.
Et sinon, plus superficiellement, je ne suis pas fan de certains détails, comme la façon dont les candidats s’habillent, qui semble faite exprès pour mettre leurs attributs en avant, et qui me donne par la même occasion l’impression qu’on a souvent privilégié le physique des candidats pour le casting…
Oui, je sais, ils sont aux Philippines et pas en Antarctique ; mais même dans Koh-Lanta, ce côté “mannequinat” n’est jamais poussé à ce point. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu une saison où tous les candidats quasiment sans exception mettaient des débardeurs ou des mini-shorts aussi courts, ou avaient quasiment tous un physique de rêve ; au contraire, on y trouve des candidats davantage identifiables, et c’est rassurant.

Et ce problème au niveau de l’ambiance et des tensions potentielles entre candidats a d’ailleurs aggravé certains griefs que j’ai pu avoir envers la finale. Et dont on va parler immédiatement.
Une finale extrêmement frustrante…
La finale se décompose en trois phases distinctes :
- La première permet aux candidats de déterminer le degré de difficulté de la deuxième partie ;
- La deuxième permet d’éliminer un candidat, et de déterminer celui qui sera avantagé pour la troisième partie ;
- La troisième permet de déterminer le gagnant des 70 000 €.
Pourquoi 70 000 € ? En fait, le gain total du jeu est de 100 000 € ; mais comme il est déjà possible de gagner 10 000 € par épisode, il reste donc 70 000 € dans la cagnotte pour la finale. Ce qui rend d’ailleurs la mise en scène avec le coffre rempli de billets que le MJ possède un peu bancale, puisque le montant du coffre ne reste pas fixe durant tout le programme, et qu’on ne voit pourtant pas de l’argent en être retiré. Mais c’est du détail.
Première phase
Dans cette première partie, le Maître du jeu doit attribuer aux trois autres candidats une épreuve à réaliser, qui viendra s’intercaler au milieu d’un mini-trek (à l’instar des épreuves en binômes, mais cette fois-ci avec des candidats en solo).
Ces trois candidats se lancent donc dans leur mini-périple, et doivent le réaliser le plus rapidement possible. En particulier, s’ils n’arrivent pas à faire l’épreuve qui leur a été attribuée en moins de 20 minutes, ils héritent d’une pénalité de 10 minutes qui sera prise en compte pour leur classement à l’issue de la première phase. Classement qui aura son importance avant de démarrer la phase 2.
Et le Maître du jeu ? Ben, il est automatiquement qualifié pour la phase 2. Son seul rôle ici est effectivement d’attribuer les épreuves à ses adversaires, de sorte à “modeler” le plus possible le scénario qu’il aimerait idéalement avoir pour la phase 2.
Ce qui m’amène au problème principal de ce premier tiers de finale : le Maître du jeu est beaucoup trop avantagé.
Déjà, le fait qu’il distribue les épreuves selon les forces et les faiblesses des autres candidats… mouais. Je trouve qu’il a moins de sens dans ce contexte-là que dans les trois autres épisodes. En effet, dans ceux-là, il pouvait s’avantager ; mais il pouvait aussi brouiller les pistes en se désavantageant volontairement, parce qu’il avait l’enjeu supplémentaire de ne pas se faire démasquer. Or, ici, il n’est plus du tout question de cet enjeu-là ; et ça apparaît donc surtout comme un avantage assez cheaté, qui fait furieusement penser à la finale de Tout le monde veut prendre sa place (ce parallèle était servi sur un plateau d’argent…).
Non, en fait, c’est même encore pire que la finale de TLMVPSP, puisque le Maître du jeu n’a même pas besoin de disputer cette première partie ! Et juste : POURQUOI ?! Qu’est-ce qui empêchait de lui faire disputer une épreuve individuelle comme les trois autres ? Même en ayant l’avantage de pouvoir la choisir, ça aurait été au moins un peu plus méritoire que de le faire arriver purement et simplement en première place de la seconde phase de la finale !
Et la cerise pourrie sur le gâteau branlant, c’est quand le Maître du jeu a été fraîchement désigné par son prédécesseur qui s’est fait éliminer à l’issue de l’épisode précédent…
Parce que bon, si le Maître du jeu avait su rester en lice jusqu’au bout, j’aurais pu dire : « Ok, il a su ne pas se faire démasquer par les autres candidats, il a mérité d’avoir cet avantage-là pour la finale » (quand bien même il aurait déjà été récompensé par 10 000 € pour ça…).
Sauf que dans ce cas de figure précis (qui, spoiler, est arrivé…), on ne peut vraiment pas dire que le Maître du jeu avait beaucoup de mérite. À part peut-être le fait d’avoir entretenu un bon relationnel avec celui qui venait de se faire éliminer, mais bon… vraiment pas de quoi hériter d’un avantage aussi abusé.

Dans le reste du jeu, ça ne m’aurait pas trop dérangé ; mais là, alors qu’il n’a quasiment aucun mérite, si…
Sinon, c’est une première phase qui fait écho aux autres épreuves du jeu, sur laquelle je n’ai pas grand-chose d’autre à dire. Outre le statut abusif du Maître du jeu, elle a un peu les mêmes avantages et inconvénients que les épreuves dont j’ai déjà parlé plus haut. Enfin, surtout les inconvénients, du coup…
Deuxième phase
Dans cette seconde phase, les candidats doivent passer une épreuve d’orientation (comme dans Koh-Lanta…), et trouver le coffre qui symbolise leur place pour la dernière phase de la finale. Sachant que le dernier à le retrouver est éliminé.
Mais la différence ici, c’est que, selon les résultats de la première phase, plusieurs objectifs seront indiqués sur leur carte. Le Maître du jeu a directement l’indication de l’emplacement du coffre ; quant aux trois autres, ils ont plusieurs indications, dont seulement une qui correspond au coffre. Les autres correspondent à des leurres (sous forme de boulets là encore) ; et le premier arrivé à l’issue de la phase 1 en a deux, le deuxième en a quatre, et le dernier en a six.
Quelque part, j’ai un peu envie de dire : “Ah ben ça ne suffisait pas de s’inspirer de la formule de Koh-Lanta, on recopie carrément l’épreuve d’orientation de la finale…” ; cela dit, vu que ce n’est pas la première épreuve d’orientation qu’on voit dans le jeu, on ne peut pas dire que sa place soit injustifiée thématiquement parlant.
Au niveau de l’enjeu, en revanche : oui, là, avec une élimination à la clé, et des candidats avertis (par un signal sonore) des réussites des autres en cours d’épreuve, c’est vraiment difficile de ne pas penser à Koh-Lanta, en dépit des différences concernant le degré de difficulté attribué à chaque candidat.
Degré de difficulté qui rend malheureusement cette épreuve moins prenante qu’elle ne le devrait.
Parce que, forcément, avec un Maître du jeu qui a directement l’emplacement du trésor, et trois autres candidats qui doivent composer avec un nombre croissant de leurres, ça rend le suspense moins prenant (même s’il existe et qu’on n’est pas à l’abri d’un retournement de situation, ce ne sera pas non plus particulièrement spectaculaire, surtout pour les premiers…). À ce niveau-là, l’épreuve d’orientation de Koh-Lanta présente à mon sens un peu plus d’intérêt, en ne favorisant aucun candidat en particulier, et en rendant le résultat davantage imprévisible.


Sinon… ben pas grand-chose à redire.
Troisième phase
Pour cette troisième phase, les candidats devront réaliser trois épreuves individuelles.
La première épreuve consiste à tirer trois flèches dans une cible, tout en restant en équilibre dans une roue ; la seconde consiste à faire un parcours à l’aveugle ; et la troisième à transporter un puzzle en équilibre précaire le long d’un parcours jonché d’obstacles.
En revanche, les candidats ne font pas ces épreuves simultanément. Le premier de la phase 2 commence la première épreuve ; et peut enchaîner avec la deuxième s’il la réussit en moins de 3 minutes. En revanche, s’il dépasse le temps imparti, ou n’a plus assez de flèches à mettre dans la cible (celui-ci étant limité), il doit passer la main à un autre candidat, qui va à son tour se lancer dans l’épreuve. Cet autre candidat devra faire la même chose ; et en cas d’échec, il devra lui aussi passer la main à un de ses concurrents.
Notons toutefois que la progression des candidats est sauvegardée ; i.e. lorsqu’un candidat reprend la main, il n’a pas besoin de refaire tout ce qu’il a déjà fait au préalable, et reprend l’épreuve là où il l’a ratée.
Pour le tir à l’arc, s’il a déjà atteint la cible deux fois lors de sa tentative précédente, il n’aura besoin de l’atteindre qu’une seule fois lors de sa nouvelle tentative ; pour le parcours à l’aveugle, il reprend à l’endroit où il était sorti du parcours, ou là où il s’était arrêté à l’issue du chrono ; et pour le transport du puzzle, c’est pareil.
Le premier candidat qui réussit à finir ses trois épreuves remporte les 70 000 € mis en jeu.



Une fois n’est pas coutume, on va commencer par le principal reproche que j’ai à formuler : l’énorme problème d’équilibrage…
Ah, oui, parce que quand j’ai dit qu’un candidat doit passer la main à un de ses concurrents en cas d’échec, ce n’est pas selon un principe de tournante où chacun est assuré de pouvoir jouer à son tour. Ce qui m’ennuie déjà pas mal, dans l’hypothèse où le premier à passer peut théoriquement réussir ses trois épreuves du premier coup ; ce qui ne m’aurait pas gêné, si le premier à passer n’avait pas été autant avantagé par les deux phases précédentes… oui, à votre avis, qui avait commencé en premier ? Le Maître du jeu, bien sûr ! (Pas de par son statut, certes, vu que c’est celui qui remporte l’épreuve d’orientation en premier qui commence… mais bon, vu qu’il a été déjà largement avantagé au préalable, c’est tout comme…)
Non, là, quand un candidat échoue à son épreuve, il passe la main à l’adversaire de son choix. Oui oui, de son choix. Donc, avec ce principe, c’est tout à fait possible qu’un candidat ne puisse purement et simplement jamais jouer. Il suffit que celui qui commence et celui à qui il va passer la main se la passent mutuellement, pour que le troisième puisse donc ne rien faire…
Et devinez quoi ? C’est ce qui est arrivé ! … enfin, plus ou moins. Bon, certes, les trois candidats ont eu l’occasion de jouer au moins une fois ; en revanche, le MJ a réussi à manipuler l’une de ses concurrentes en cours de route, de sorte qu’elle ne passe plus la main à la troisième candidate par la suite. Un gars qui a gagné en partie grâce à une manipulation qui aura engendré un mauvais état d’esprit, mais quelle magnifique façon de conclure le programme, dites-moi… vous ai-je déjà dit à quel point ce casting ne transpirait pas la sympathie ? Si en plus de ça, les règles vont dans le sens de leur antipathie, comment voulez-vous que j’éprouve un quelconque sentiment de satisfaction à leur égard…
J’éprouve quasiment le même sentiment de frustration que pour les épreuves d’immunité à acharnement de Pékin Express. Vraiment, une épreuve où je sais par avance que l’un des candidats l’a dans l’os, ça perd sérieusement en intérêt… et là, c’est même encore pire, vu que l’enjeu n’est pas une simple immunité, mais carrément le gain final.
Et c’est dommage, car nonobstant ce passage de main très foireux (et clairement pas aidé par les phases qui ont précédé…), c’est un principe de finale plutôt bon, et même un peu original, avec cette idée de progression interrompue en cas d’échec pour laisser les autres candidats jouer à leur tour.
À nouveau, ça m’aurait moins dérangé si le Maître du jeu n’avait pas été quasiment garanti de commencer en premier.
Bref, comment cette finale aurait pu faire mieux ?
Oui, j’aurais pu faire un “Je réécris les règles…” ; mais, finalement, je pense qu’il n’y avait pas spécialement grand-chose à modifier au niveau des “ingrédients”, pour avoir une finale nettement plus satisfaisante.
En fait, je pense que la première modification à faire, ça aurait été en amont, en repensant l’impact du système de Maître du jeu.
Car ce qui m’a principalement déplu avec la finale de la saison qu’on a eue, c’est le fait que le Maître du jeu de l’épisode 3 avait été démasqué, et qu’il a juste désigné un successeur, qui a bénéficié de tous les avantages du rôle alors qu’il n’a pas fait grand-chose pour. Et vu l’avantage considérable que ça a été pour lui, ça ne m’a pas fait considérer sa victoire comme étant particulièrement méritoire… du moins à l’échelle de la finale, car je reconnais qu’il était plutôt bon dans les autres épisodes. Et ça m’aurait sans doute moins dérangé si le Maître du jeu était resté le même que dans l’épisode 3, car il aurait mieux mérité ses avantages.
Ce que je propose donc à ce niveau-là, c’est : si le Maître du jeu n’a pas été démasqué dans l’émission précédente, il continue à avoir l’avantage pour la première phase de la finale ; sinon, les finalistes doivent disputer une épreuve subsidiaire pour désigner un nouveau Maître du jeu.
Ensuite, pour la première phase, le minimum serait que le Maître du jeu dispute lui aussi une épreuve. Même en ayant l’avantage de pouvoir choisir celle qui lui siérait le plus, ça resterait toujours plus satisfaisant que de le voir la zapper purement et simplement, et arriver comme une fleur pour la phase 2.
Par ailleurs, je propose également que l’enjeu de la phase 1 se résume à un handicap réservé uniquement à celui qui arrive dernier.
Ça fait un peu “petits bras”, certes ; mais au moins, je trouverais la phase 2 un peu moins téléphonée, avec un peu plus de suspense concernant les premières places du classement de celle-ci.
Par conséquent, à l’exception du dernier de la phase 1, tous les candidats bénéficieraient de la même situation initiale pour la phase 2.
Quant à la dernière phase : soit on ne qualifie que deux candidats, qui se passent systématiquement la main ; soit on en qualifie toujours trois, mais en les faisant jouer via un système de tournante basé sur leur classement à l’issue de la deuxième phase. En tout cas, tout sauf ce système débile laissé à l’appréciation des candidats !

Total : 8/20
Quelque part, j’aurais vraiment voulu donner à Cash Island une note plus généreuse que ça.
Car, sur le papier, j’apprécie sincèrement l’idée d’un Koh-Lanta-like où on a remplacé l’aspect “survie” par l’aspect “enquête” (que je trouve d’ailleurs personnellement un peu plus porteur sur le long terme). Et de ce point de vue-là, la mécanique a été majoritairement bien pensée, avec des épreuves agréablement diversifiées, et des règles autour du Maître du jeu majoritairement bien calibrées dans ce sens-là… du moins pour les trois premiers épisodes.
Mais en pratique, le jeu pâtit de deux soucis assez conséquents. D’une part, dans la forme, le côté « télé-réalité » a tendance à un peu trop ressortir, avec notamment un casting un peu trop ardent, des disputes souvent mises en avant, et quelques détails assez dispensables qui font un peu grossier sur les bords. Et d’autre part, comme je l’ai insinué depuis le début de la critique (puis confirmé au cours de celle-ci), une finale qui a de quoi être extrêmement frustrante et déséquilibrée lorsqu’on tombe sur un scénario “extrême”, au point de me faire sortir de mon visionnage, car elle en devient grandement dépourvue d’intérêt.
Et c’est vraiment dommage. Si ce jeu avait su consolider ses points forts, je l’aurais sincèrement adoré ; et si j’avais dû juger uniquement les trois premiers épisodes, je lui aurais donné au moins 12/20 sans trop de problèmes (oui, il serait resté quand même l’aspect télé-réalité et quelques règles perfectibles). Mais comme je juge le jeu dans son intégralité, je ne peux malheureusement pas faire l’impasse sur ce qu’il a raté, et qui est venu gâcher l’expérience générale.
Donc, quelque part, même si j’ai quand même aimé découvrir Cash Island, je ne suis pas spécialement mécontent qu’il n’ait pas eu droit à une saison 2. Après, qui sait, peut-être qu’il aurait corrigé une bonne partie des défauts de la saison 1… mais quand je vois que les autres jeux d’aventure qui ont raté leur conclusion ne se sont pas du tout remis en cause passé le premier jet (à nouveau, coucou Pékin Express…), j’en doute. En fait, c’est le problème du critère de l’audience : il ne constitue en aucun cas un retour qualitatif, et ne saurait motiver à lui seul des changements indispensables… c’est beaucoup plus simple de continuer à se reposer sur ses lauriers en cas de succès, ou de tout simplement annuler le programme en cas d’échec.
D’ailleurs, en parlant de programme qui a eu droit à plusieurs saisons…